Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Je m’appelais Indy et votre peine est grande.
Mais ma vie fut très belle auprès de toi maîtresse,
Fidèle et bienveillante, tu m’as couvert d’offrandes,
De bontés, de cadeaux et de maintes caresses.
J’étais ton compagnon, fidèle et amoureux.
Auprès de toi souvent, je me suis endormi,
Repu et satisfait de cette vie à deux,
Pour un chien avec toi, j’étais heureux, ma mie.
C’est ave’que regrets que je quitte le bal,
Mais aussi le bonheur d’aller au paradis,
Des toutous, des matous, des âmes animales,
Pour te servir toujours, d’ange gardien d’ici.
Sois pas triste maîtresse, mais pense à moi souvent.
De là-haut où je suis, je te vois malheureuse,
Tu sais, un petit chien, ça vit rapidement,
Pour nous le temps est court et notre vie précieuse.
Tu me l’as rendue belle, ma vie de petit chien.
Et pour te remercier je t’envoie des léchouilles,
De bons câlins canins. Je préférais les tiens
Que je n’oublierai pas, ainsi que tes papouilles.
Indy
P.c.c. Jean-Charles Theillac
Une bonne histoire, pour sourire un peu.
Merci à Gégé pour son humour discret
Rentrer chez soi la nuit, sans y être attendu,
Peut parfois provoquer, des scènes saugrenues.
Son mari au travail et loin de la maison,
Madame s’envoyait son amant sans façon.
De la porte d’entrée, un petit bruit mit fin
A la grande effusion de nos deux galopins.
S’échapper d’un logis sans cachette réelle
Et du douzième étage, fallait avoir des ailes.
« Reste calme et debout, immobile et muet »
Lui intima l’hôtesse. Le mari guilleret :
« J’ai pu rentrer plus tôt. Mais qui c’est ça dis-moi ? »
« Un robot sexuel, c’est mon dernier achat ».
« Entre tes réunions, voyages et rendez-vous !…
Microsoft a sorti ce robot ‘Slave for you’…,
Un vibro en plus grand…, tu ne veux pas quand même,
Que je me tape enfin, le plombier du troisième ? »
« Laisse ça de côté, je voudrais t’émouvoir »
La dame étant servie, « Non, chéri, pas ce soir ».
Dépité, le mari, suggéra la dînette.
Mal à la tête oblige, elle préféra l’om’lette.
Détaillant le robot d’un coup d'oeil narquois,
Il se dit : « Si c’est bon pour elle, c’est bon pour moi »
Baissant le pantalon, il fit sien ce constat
Et entreprit d’user du robot placé là.
Une voix métallique, nasillarde et scandée,
« Er-reur-systè-me-em-pla-ce-ment-U-S-B »
Le mari excédé prit l’amant dans ses bras,
Et ouvrit la fenêtre… La même voix cria :
« WindowsXPréinitialiséveuillezréessayer ».
Je ne vois rien de bon dans cet Orient terne,
Du brouillard et du sang et des drapeaux en berne
Maculés et flétris par des êtres impies
Croyant dans le néant, la nouvelle utopie.
C’est ce que j’écrivais, il y a quelques jours.
Ce n’est pas folichon, mais je crains qu’alentour
Ce ne soit pas meilleur. Où c’est-y l’Ossétie ? (*)
Un oukase au Caucase, ça intéresse qui ?
Pendant que nos sportifs font la chasse aux médailles,
Que devant nos télés, on ouvre l’éventail
De nos pieds nickelés, l’apéro bien au frais,
Le petit peuple a honte et vit à petit prêt.
Endetté jusqu’au cou par les marchands de rêves,
Précarité oblige, on respecte la trêve.
Finis les ouvriers. Techniciens, ils sont tous,
Au Smic évidemment et en plus on les pousse.
La noblesse du mot -ouvrier qualifié-
Est restée au placard de quelqu’ antiquité :
La fierté des anciens de ramener le pain
Pour nourrir la famille sur son petit lopin.
Bien nourris, ils le sont, les « damnés » de la sphère.
À compter leurs biftons, à redouter l’austère,
À craindre que ne craqu’ le Nasdaq ou le Cac
Et à la fin du temps, ils ne meur’nt pas, ils claquent.
Les petits héritiers qui se déchireront
Les restes à partager, deviendront gros et gras
Pour faire comme papa. Ils seront « trop » et rats,
Sans jamais ressentir le rouge qui monte au front.
De celui qui fait mal, par l’exploit d’un huissier,
Va-nu-pieds en grand’s pomp’s, avec ses gros sabots,
Nécrophag’ patenté, ce sbire des beaux baux,
Qui nous la baille belle, et nous fait bien ch…
Cela dit…
Je n’ai pas de rancœur, je n’ai pas de rancune.
Simplement je regarde et je vois, de la lune,
Que la sphère est petite et, bien qu’elle soit bleue,
On dirait un bateau qui vogue dans les cieux.
(*)En Picard, dans le texte
Jean-Charles Theillac
Les ans qui s’amoncellent au dessus de ma tête
Me rapprochent à grands pas du début de la fin.
Sera-ce un long début ou une longue fin,
Sera-t-elle un peu bête ou encore mieux, coquette ?
Là, est cette question entre être et non-être,
Qui nous taraude tous. Gardons en capital
Que la vie est innée, que la mort ne peut l’être.
Manquer de savoir-vivre, ça peut être fatal.
Ce qui nous intéresse, c’est la date, où et quand ?
Dans mon lit, le plus tard, peut être ma réponse.
Ou ici, maintenant, l’heur’ de lever le camp.
L’apéro est servi, faites publier l’annonce.
Même les condamnés ne savent pas le « quand ».
Ils sont un peu comm’ nous, constamment en appel
D’une juridiction composée de mortels
Qui ignorent qu’eux-mêmes, connaîtront cet instant.
La vie est pourtant belle et mérite la gloire
Du miracle de vie et de toute existence.
Les virus et microbes ne sont là que pour voir
Si le cerveau humain porte en lui la prudence.
C’est une vie aussi, celle de ces « bestioles »,
Qui nous bouffent la vie et nous coupent la parole.
Créations inutiles de je ne sais quel Dieu,
Vous nous privez, fossiles, du meilleur de nos vieux.
Espérance est donnée à tous ceux qui nous aiment.
La tumeur de l’espoir, le cancer de l’amour,
Ne risquent pas demain de porter l’anathème
Sur notre monde à nous, ceux qui s’aiment toujours.
Jean-Charles Theillac
On y fait des rencontres. De souvenirs passés
Et à venir, on crée des mémoires de noms,
De prénoms pour après, des visages flashés,
Au gré des grises mines et des vrais histrions.
Certains se lèvent tôt, d’autres se couchent tôt,
Ces cinq jours d’août ont fatigué les cœurs
Et les corps allongés à l’abri des clameurs,
Loin du pont du Génie et du pont Marengo.
En lisant cette prose, elles se reconnaîtront.
Parisienne blonde, douloureuse et peinée
Qui ne méritait pas d’avoir été larguée,
Dans cette foule en fête, au milieu des flonflons.
À Christine et Mimi, deux vraies chtis d’origine,
Charmantes ambassadrices du pays des corons
Qui savent faire la fête et paraître lutines,
Dans cette chaude ambiance en face de l’Aviron.
Passantes nonchalantes, caressées d’un regard,
L’avez-vous remarqué, celui qui vous cherchait ?
Montrez-vous attentives, car on ne sait jamais :
Les rencontres fortuites sont-elles dues au hasard ?
2 août 2008
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