Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Ce soir ou jamais
le philosophe Jean-Luc Marion. Il nous propose un pur moment de bonheur dans la reflexion sur le thème des certitudes négatives : les
dons, l'homme, Dieu. 7'30mn d'écoute attentive
Je le tiens à la main, ce putain de vélo.
Parfois je suis dessus, pédalant, volontaire.
Parfois je le regarde avoir quelques ‘’sanglots’’
Brinquebalant devant et gaillard de l’arrière.
J'irai où tu iras, vénérable carcan.
Ne me demande pas d’être le témoin de
Nos déambulations, sans savoir où et quand
Nous serons arrivés au dernier ‘’tête-à-queue’’.
Je te suis, obligé, malgré ma volonté
De parfois te lâcher ou de t’abandonner.
Mais tu me colles aux basques avec ténacité,
Et me ramène au port un peu ratatiné.
Je te vois roucouler sous le cul de ces belles,
T’amenant çà et là, au parc, sur l’avenue.
Elles t’offrent fêlure et de toi, ont la selle
Et moi, mon regard bleu, tristement incongru.
J’irais bien avec toi promener dans les bois,
Comm' tu serais content de ces beaux paysages !
Et moi je humerais, les essences et la joie
D’une balade à vélo, comme quand j’étais sage.
Mais ce temps est parti, je te regarde faire.
Je n'ai plus le désir, de te monter, mon cher !
Va où tu veux aller, je n’en serai que fier.
Il est venu le temps, d’arrêter les enchères.
…J’efface
mon empreinte.
Je continue la quête de ce long labyrinthe
Jean-Charles Theillac
Ce texte écrit il y a plus de 50 ans
par Georges Brassens est
toujours d'actualité. Ecoutez et lisez :
c'est pas du rap, c'est pas du slam, mais ça en dit long
sur les problèmes de notre temps
Un récent article sur le blog de Paul Jorion vient éclairer ce texte d'un jour nouveau : L'ado que son paternel va chercher au commissariat
Nous étions quatre bacheliers
Sans vergogne
La vrai' crème des écoliers
Des écoliers
Pour offrir aux filles des fleurs
Sans vergogne
Nous nous fîmes un peu voleurs
Un peu voleurs
Les sycophantes(*) du pays
Sans vergogne
Au gendarmes nous ont trahis
Nous ont trahis
Et l'on vit quatre bacheliers
Sans vergogne
Qu'on emmène, les mains lié's
Les mains lié's
On fit venir à la prison
Sans vergogne
Les parents des mauvais garçons
Mauvais garçons
Les trois premiers pères, les trois
Sans vergogne
En perdirent tout leur sang-froid
Tout leur sang-froid
Comme un seul ils ont déclaré
Sans vergogne
Qu'on les avait déshonorés
Déshonorés
Comme un seul ont dit: "C'est fini
Sans vergogne
Fils indigne, je te reni'
Je te reni' "
Le quatrième des parents
Sans vergogne
C'était le plus gros, le plus grand
Le plus grand
Quant il vint chercher son voleur
Sans vergogne
On s'attendait à un malheur
A un malheur
Mais il n'a pas déclaré, non
Sans vergogne
Que l'on avait sali son nom
Sali son nom
Dans le silence on l'entendit
Sans vergogne
Qui lui disait: "Bonjour, petit
Bonjour, petit"
On le vit, on le croirait pas
Sans vergogne
Lui tendre sa blague à tabac
Blague à tabac
Je ne sais pas s'il eut raison
Sans vergogne
D'agir d'une telle façon
Telle façon
Mais je sais qu'un enfant perdu
Sans vergogne
A de la corde de pendu
De pendu
A de la chance quand il a
Sans vergogne
Un père de ce tonneau-là
Ce tonneau-là
Et si les chrétiens du pays
Sans vergogne
Jugent que cet homme a failli
Homme a failli
Ça laisse à penser que, pour eux
Sans vergogne
L'Evangile, c'est de l'hébreu
C'est de l'hébreu
Georges Brassens
(*)Sycophante
1. ANTIQUITÉ GRECQUE Personne qui dénonçait les atteintes au bien
public.
2. Littéraire. Calomniateur, délateur, mouchard.
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