Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Notre hymne national sifflé au Stade de France lors de la rencontre amicale de football entre notre équipe nationale et celle de la Tusinie.
La déraison a atteint son but. On peut penser que les paroles n'ont plus beaucoup de sens aujourd'hui. En
proposer d'autres? Peut-être. Pourquoi des paroles après tout, les Allemands ont un hymne national, que l'on peut qualifier de mélodie extraordinairement belle, le quatuor "l'empereur" de
Haydn.
N'y a t-il pas, dans nos classiques français, une musique assez belle, pour remplacer notre hymne désuet et depuis si longtemps sifflé?
La Marseillaise sifflée mardi au Stade de France,
Montre le trou creusé dans les générations.
Les raisons invoquées n’ont pas de référence
A un raisonnement, à une explication.
Elles ont donc revêtu un habit d’irrespect.
La musique seule posait moins de problèmes.
Les paroles entendues font perdre le respect
Que l’on doit à un hymne, allant jusqu’au blasphème.
C’est vrai que ses paroles ne sont pas actuelles.
Elles contiennent en elles, des ferments passionnels.
Il y a eu depuis la colonisation
Et ses guerres, ses passions et ses contradictions.
Les anciens émigrés l’ont chanté, honoré.
Les enfants des enfants ont omis le symbole,
Pour ne voir dans ces mots que le premier degré.
Ils ne partagent pas l’allégorique obole.
Peut-on leur en vouloir ? Doit-on s’en offusquer ?
La violence des mots, ne doit-elle pas choquer
Les consciences et les sens, des auditeurs muets ?
Des paroles nouvelles pour un text' désuet(*).
« Alors les Français cesseront, de chanter ce refrain terrible »
(derniers vers de la
fin du couplet des enfants)
Ainsi se termine le couplet des enfants.
Comment « le sang impur » disparaît de ce chant
Et des sillons des champs, pour ne laisser couler
Que la sève des plants par le vent secoués.
Jean-Charles Theillac
(*) Jugez vous-même
REFRAIN
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !
COUPLETS
I Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes.
Aux armes, citoyens ! Etc.
II Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Aux armes, citoyens ! Etc.
III Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Aux armes, citoyens ! Etc.
IV Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux
Contre vous tout prêt à se battre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
V Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Aux armes, citoyens ! Etc.
VI Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Aux armes, citoyens ! Etc.
VII Peuple français, connais ta gloire ;
Couronné par l'Égalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D'avoir conquis la Liberté ! (Bis)
Le Dieu qui lance le tonnerre
Et qui commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la terre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
VIII Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts. (Bis)
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.
Aux armes, citoyens ! Etc.
IX La France que l'Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Égalité ; (Bis)
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !
Aux armes, citoyens ! Etc.
X Foulant aux pieds les droits de l'Homme,
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations. (Bis)
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans les combats
Et le Français n'arme son bras
Que pour détruire l'esclavage.
Aux armes, citoyens ! Etc.
XI Oui ! Déjà d'insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ; (Bis)
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.
Aux armes, citoyens ! Etc.
XII O vous ! Que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans les champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers ! (Bis)
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.
Aux armes, citoyens ! Etc.
COUPLET DES ENFANTS
Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens ! Etc.

En ces temps de folles actions,
Il est bon de planquer ses pions,
Aller à la pêche au pognon,
Pour garantir tous ces vieux cons.
Dans ce cas on n’hésite pas,
A faire appel à grand-papa.
J’ai le CAC qu’est patraque
Le Sarko pas très beau
Le Fillon un peu rond
La Bruni qu’est punie
Le Borloo qu’en fait trop
La Boutin dans l’bottin
Rachida qu’est baba
Le Darcos très précoce
Le Xavier chevillé
Le Bockel au bordel
Le Nanard qu’est peinard
Le Jego qu’est Dingo
L’Hortefeux qu’est hors-jeu
La Lagarde qu’est hagarde
Le Laporte qui la porte
Nathalie en folie
Ah ! Mon Dieu qu’c’est embêtant
D’avoir baissé le CAC
Ah ! Mon Dieu qu’c'est embêtant
D’être au Gouvernement.
Fadela dans l’quota
Le Chatel à Vittel
Novelli à Vichy
Et le CAC qu’est en vrac
Morano au bistrot
Le Morin dans le Train
Et Rama qu’est pas là
Santini qu’est au lit
Karoutchi qui fléchit
Eric Woerth qui nous heurte
Le Marleix en annexe
Et l’Idrac à la fac
Joyandet, tu connais ?
Et Jouyet qu’est raillé
Bussereau qu’est tout beau
Et Martin fait tintin.
J’ai l’Besson, dans l’cal’çon
J’ai l’Alliot dans la peau
Le Barnier tout entier
Et le Blanc sur l’écran.
Si j’en ai oublié
C’est un trou de mémoire
J’écrirai un couplet
Tant pis pour Sarkozy
Ah ! Mon Dieu qu’c’est embêtant
D’avoir baissé le CAC
Ah ! Mon Dieu qu’c'est embêtant
D’être au Gouvernement.
Jean-Charles Theillac
Il était une fois, un’ petite souris
Qui vivait à la ferm’ parmi les animaux.
Un jour, elle aperçut, de son trou favori,
Le fermier déballer un paquet, sans un mot.
Il prit l’objet en mains : un attrape-souris,
Autant dire une bombe, une tapette à rats.
La souris affolée, inquiète et fort marrie,
Alla chercher secours auprès des fiers-à-bras.
Près du bel emplumé, le poulet de la ferme,
Elle demanda de l’aide. Que veux-tu que je fasse ?
Ce n’est pas mon problème. En ce qui me concerne,
Je ne peux que prier pour ce qui vous tracasse.
Le cochon, quant à lui, l’envoya sur les roses :
Votre souci, ma chère, est affaire personnelle.
Je ne peux pas tout faire et c’est l’heure de ma pose.
Allez donc voir la gross’, c’est une amie fidèle.
Elle se rendit donc voir la vache qui paissait
Dans la grande prairie. Au secours ! Au secours !
Je suis très occupée à faire tout ce lait.
Je ne peux vous aider, cherchez aux alentours.
La souris courageuse décida d’affronter
Le péril, toute seule, avec grande prudence.
La nuit, on entendit, la trappe se refermer.
La femme du fermier, se leva en silence.
À tâtons, dans le noir, ell’ marcha sur la queue
D’une vipère piégée par l’attrape-souris
Qui mordit la fermière. Le reptile venimeux
Venait de provoquer, une triste série.
La fièvre monta, monta, si bien que la fermière
Eut besoin de bouillon. Son mari sacrifia
Notre ami le poulet qui finit en soupière.
Ses prières serviront ce fieffé galapiat.
Pour nourrir tout le monde venu à son chevet
La malade ordonna de tuer le cochon.
Mais le mal empira. Une semaine après,
La fermière mourut de l’action du poison.
Le fermier chagriné avec tant de convives,
Dut abattre la vache de la même manière.
Et l’on vit la souris du petit trou, active
A grignoter sereine, un morceau de gruyère.
Les ennuis du voisin, sont aussi un peu nôtres.
Les ignorer n’est pas un acte bienveillant.
L’ignorance est le fruit dans lequel on se vautre,
Essayons maintenant d’en tirer fortifiant.
Jean-Charles Theillac
Informé par la presse du décès d’un ami,
Je me rendis, peiné, à la cérémonie.
Je revis des amis, nombreux et recueillis.
Ils chuchotaient entre eux. Inquiet, je tendis l’ouïe.
Saluant la famille d’accolades fraternelles,
Je serrai quelques mains et pris l’air solennel.
« Mais de quoi est-il mort ? » demandai-je à voix basse.
À mon voisin de gauche qui semblait fort loquace.
« C’est la crise, me dit-il, il n’a pas supporté ».
Mais alors cette crise, elle n’a pas fait assez
De victimes comme ça, qu’elle s’abat encore
Sur des êtres fragiles, ruinés, jusqu’à la mort !
À mon voisin de droite, j’exprimai ma colère.
Il a donc tout perdu, pour perdre ses assises ?
« Mais il n’a rien perdu, il a fait une crise.
Une crise de Foi ». « Car malade, il était » ?
« Il est mort dans son lit et il était athée ».
Alors qu’il le veillait, son fils l’entendit dire :
« Je crois !, je croix !, je croix ! » Puis ce fut le soupir,
L’ultime, le dernier, le final, celui qui nous délivre
De tout et nous emporte, serein, vers l’autre rive.
Prenez garde à la Foi, si elle arrive tard.
Pensez-y bien avant le dernier avatar.
Jean-Charles Theillac
Ils gouvernent le monde et on n’en parle pas.
L’argent, le sexe et pour beaucoup, la religion.
Que n’a-t-on pas commis, au nom de ces trois là !
Quell’ vaste hypocrisie, quelle honteuse affection.
Je mettrais volontiers à part, la religion,
Au nom de l’absolue liberté de conscience.
Mais les deux autres, au moins, méritent réflexion,
Il n’est pas vain pour eux de manquer
de méfiance.
L’argent va à l’argent. Cela se vérifie
Ô combien, aujourd’hui, grâce à ces Harpagons
Qui sont bien engraissés,
ne voulant faire fi
Des lingots amassés
au nez des parangons.
Et l’Homme dans tout ça ? Il se bat, se débat,
N’en croyant pas ses yeux ainsi que ce qu’il oit.
Il faudra bien qu’il cesse, ce cruel branle-bas,
Sinon l’hiver prochain, il va faire trop froid.
Et le sexe dans tout ça ? Il dirige le monde.
Il confère aux affaires un alibi puissant,
Génère l’Humanité dans sa bulle féconde,
Pour mieux l’emprisonner en ce désir
ardent.
Le sexe et le pognon ne sont qu’hypocrisie.
Les Hommes ont en commun, le même regard lubrique,
La même frénésie, la même fatrasie(*),
Pour un billet de cent que pour l’objet
phallique.
Ainsi va notre monde et les hommes ainsi faits,
Qu’ils seraient des menteurs de nier
l’évidence.
À quoi bon le cacher et
en faire un secret :
L’argent, comme le sexe, sont pourris d’indécence ?
Jean-Charles Theillac
(*)Au Moyen Âge, pièce de vers satiriques caractérisée par l'incohérence de la pensée ou du langage.
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