Catherine Maisse

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POEMES

Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 09:32
« C’était bien chez Laurette, quand on faisait la fête,

C’était bien c’était chouette quand on était fauché »

Ma Laurette en ce temps s’appelait Marguerite.

Elle tenait un bistrot quelque peu insolite :

Le comptoir en vieux bois, le mobilier coquet,

Donnaient une belle âme à ce petit troquet.

 

L’ambiance ainsi créée était très appréciée

Des jeunes gens fougueux que nous étions alors.

La maîtresse des lieux, tel un bon tenancier

Maniait le « bâton » comme un sergent-major.

 

Avec tous ces jeunes, pas facile à gérer,

Elle excellait surtout, dans la diplomatie.

Les rencontres fortuites, qu’elle savait provoquer,

De son air ingénu à quelques facéties.

 

Avec sa Thunderbird, André-Marie le beau,

Et Francis en Alpha, à cette époque-là

La caisse, c’était la classe, moi j’avais un’ Simca

Ce point de rendez-vous c’était l’Eldorado.

 

Et puis y’avaient les filles, très important les filles.

Un juke-box de légende égrenait Adamo :

« Mais laisse mes mains sur tes hanches », c’était beau.

C’était chouette ce temps, celui de la gambille.

 

Mes Violaine, Lydie, Françoise et Anne-Marie

Étaient de vraies copines, des flirts à l’infini,

Ou de vraies amourettes que nous chantaient Leny

Les soirs de vague à l’âme et de mélancolie.

 

Madame Marguerite, elle aussi consolait

Nos cœurs tendres et gros, des rendez-vous manqués,

Des regards échappés vers d’autres freluquets,

De l’absence chagrine d’une belle manquée.

 

Au coin de cette rue, dans ce bistrot sans nom,

J’y ai des souvenirs merveilleux et cruels,

Mais j’en garde l’odeur et le goût de citron

D’un Martini glacé partagé avec elle.

 

28 juillet 2008

 

Jean-Charles Theillac

 
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 12:59




























le chant original de Léon Roi de Bayonne

Les Fêtes de Bayonne vont habiller de blanc

Les petits personnages d’un peuple d’aoûtiens

Avide d’allégresse, de danses et de chants

Et d’agapes festives, que de bons citoyens.

 

De la Nive à l’Adour, ils arrivent en tous sens

Mêlant la bonne humeur des comptoirs alignés,

Passages obligés pour générer l’ambiance

De cette quinte d’août, tous soucis épargnés.

 

Foulards et ceintur’s rouges à ce blanc associés

Confèrent en quelque sorte une fois dans l’année

L’Egalité d’un peuple, d’Euskadi ou d’ailleurs,

Par le bon roi Léon, majestueux veilleur.

 

Habillées comme ceci, avez-vous remarqué

La beauté et la classe des femmes bayonnaises

Qu’avec des yeux discrets on ne peut taquiner

Partager pour un temps des sentiments de braise.

 

Les vaches et taureaux font partie de la fête

Bien que certains y laissent les oreilles et la queue,

Et la vie pour finir, en daube dans l’assiette

De convivial’s agapes confiées au maître queux.

 

Hommage soit rendu à tous ces musiciens

Arpentant sans relâche les artères de la ville

Les bandas des quartiers, eternels gardiens

Des airs séculaires que les txistus distillent.

 

Les Fêtes de Bayonne, c’est notre Carnaval

La fiesta, la parade, fandangos en vedette,

La « mascleta » des cœurs, bleus et blancs de l’ovale,

Des quatre coins de France, on y vient pour la fête.

 

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 12:10

Inspiré par la musique de "Une petite fille" de Claude Nougaro


Une femme s’en va loin de tout et des siens
Pour ne plus revenir
Elle a abandonné ce qui faisait le lien
Du passé à venir
Elle a rayé mon nom de sa liste de noms
Et de son téléphone
Elle ne me répond plus, c’est « je t’aime moi non plus »
Comme si y’avait personne.
Elle voudrait me faire croire, qu’elle ne me verra plus
Plus jamais, plus jamais,
Elle m’a mis au placard près des manches à balai
Et des chiffons poisseux
Recouvrant ma mémoire d’un voile pernicieux
De brouillard et de sang
Pour faire un souvenir de son corps délicieux
Elle s’habille en volcan

 

Je t’aime et t’aimerai tout le restant des jours
Et des nuits sans sommeil
Ne plus jamais souffrir, ne plus voir le soleil
Réchauffer notre amour.
En bouteille j’ai mis, mon amour à la mer
Et j’attends depuis lors,
La vague salutaire, portant l’écume amère,
D’un nouveau bouton d’or
Qui viendrait parfumer mes pensées, mes amours
Et le goût de ta peau
Reviens, reviens veux-tu, je t’attends chaque jour
Et demain sera beau
Celui que t’attendais, que t’as jamais revu
Et qui te veut hélas
A fait la connerie de jouer les « m’as-tu vu »
Avec son brelan d’as.

 

Mais je n’ai que mon cœur pour me battre avec toi
Et ta paire de piques
Derrière mes carreaux je t’abats mon tapis
Et je reste stoïque
Trois cartes et c’est trois piques et ta paire ça fait « flush »
Je l’ai bien dans l’baba
Je peux rentrer chez moi, j’ai encore l’air plus moche
Et t’attendre là-bas
Nous irons sous la pluie affronter l’élément
A deux, nous serons là
Attendre le soleil comme deux vieux amants
Et puis… te revoilà.
Mon cœur claque de joie, mes lèvres vont vers toi
Tu m’as beaucoup manqué
Je te veux, je te aime, qu’on est bien toi et moi
Et la vie a gagné.

 

Prends-moi dans tes bras et garde-moi longtemps.

 

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 18:49

Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer.

La réponse à cela, est commune à chacun.

Tout le monde sait dire, oui ou non ou aucun,

Alors les religions peuvent argumenter.

 

En y regardant bien, c’est un peu la panique :

Ceux qui sont survenus et qui sont encor’ là,

Ceux qui doivent arriver un jour de l’au-delà,

Tous les Dieux de la Grèce et la Rome antique.

 

Pourquoi nous faire le « coup » d’une femm’ sainte et pure

Enfantant un messie ou un « chargé d’affaires »

Divines, il est vrai, multicarte solaire,

Pour sauver la planète de toutes salissures ?

 

Elle en aurait besoin pourtant, d’un nettoyage,

Cette terre souillée, par le sang et la gangue :

La misère et les larmes des hommes dans la cangue,

Et ses enfants mourants dans tous ces paysages.

 

Il y a bien un monde qui existe en l’éther,

Nous en sommes tous issus et nous y retournons.

Il est fait de Lumière, pas celle qui éclaire,

Source d’éternité, subtile vibration.

 

Nous n’en revenons pas, mais tous, nous en venons.

Notre âme et notre esprit sont la source de vie,

Sans laquelle il n’est rien dans notre condition.

Notre corps et notre âme sont un bien indivis.

 

Les sphères de ces cieux sont des « terres » fécondes

Qu’il nous faudra atteindre pour rejoindre le Haut.

Le temps et l’espace ne sont pas de ce monde,

Comment imaginer cet « havre » du très beau.

 


"Dieu a crée l'Homme, et ensuite pour le remercier, l'homme a crée Dieu" Philippe Geluck

Jean-Charles Theillac
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 10:49
 La musique des mots me rentre dans les pores

Et titille les maux de mon cœur en souffrance.
Son ombre est belle et, pire : son âme est-elle encor’ ?
Elle se souviendra de mes bruyants silences.


J’ai du mal d’être moi et je n’ai plus le temps
,
D’atteindre son regard, un coup d’œil, un émoi,
Qui pourrait me surprendre et bien me laisser coi.
À moins qu’une caresse ne m’effleure en chantant.


Mystérieuse et belle, je la ressens vibrer,

Au rythme des bandas et des fandangos fous.
Toute habillée de blanc, elle danse la « Libre »
Les deux bras en arceaux et le buste andalou.


Je la regrette encore, je la hais, je la mords.  
Son goût de peau me met un peu d’eau à la bouche,

Juste de quoi me dire, me redire le remords
Qui tourmente ma vie de son regard  farouche.


L’image d’une porte entrebâillée. Je vois,

Je crois apercevoir l’ombre de sa vertu,
Le souffle de sa voix, en un plan, confondus.
Vision de sentiments d’amertume, déjà.


L’oiseau qui, sur sa branche, s’égosille en sifflant

Un chant mélodieux, désespéré souvent,
Ne montre pas ses larmes. Il les crie en chantant.
On ne saura jamais où l’amène le vent.

 

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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