Catherine Maisse

Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Histoire de roses
Les boîtes à musique
Chacun sa prière
Le temps des cerises
Paris...5 heures du matin
Voyage à Robinson

Derniers Commentaires

Allo !

Skype Me™!

POEMES

Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 16:21




















Ils gouvernent le monde et on n’en parle pas.
L’argent, le sexe et pour beaucoup, la religion.
Que n’a-t-on pas commis, au nom de ces trois là !

Quell’ vaste hypocrisie, quelle honteuse affection.


Je mettrais volontiers à part, la religion,

Au nom de l’absolue liberté de conscience.
Mais les deux autres, au moins, méritent réflexion,
Il n’est pas vain pour eux de manquer de méfiance.


L’argent va à l’argent. Cela se vérifie

Ô combien, aujourd’hui, grâce à ces Harpagons
Qui sont bien engraissés, ne voulant faire fi
Des lingots amassés au nez des parangons.


Et l’Homme dans tout ça ? Il se bat, se débat,

N’en croyant pas ses yeux ainsi que ce qu’il oit.
Il faudra bien qu’il cesse, ce cruel branle-bas,
Sinon l’hiver prochain, il va faire trop froid.


Et le sexe dans tout ça ? Il dirige le monde.

Il confère aux affaires un alibi puissant,
Génère l’Humanité dans sa bulle féconde,
Pour mieux l’emprisonner en ce désir ardent.


Le sexe et le pognon ne sont qu’hypocrisie.

Les Hommes ont en commun, le même regard lubrique,
La même frénésie, la même fatrasie(*),
Pour un billet de cent que pour l’objet phallique.


Ainsi va notre monde et les hommes ainsi faits,
Qu’ils seraient des menteurs de nier l’évidence.
À quoi bon le cacher et en faire un secret :
L’argent, comme le sexe, sont pourris d’indécence ?

Jean-Charles Theillac

 

(*)Au Moyen Âge, pièce de vers satiriques caractérisée par l'incohérence de la pensée ou du langage.

 
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 17:59

Rencontres opportunes que le destin réserve,
Vous avez le parfum du bonheur assouvi,
Des instants rares et chers que ma mémoir’ conserve
Des replis de mon âme, vous en êtes la vie.

Un visage, un regard, un sourire, une larme,
Quelques mots échangés et puis c’est le désir,
Qui naît et s’amplifie tout à coup sous le charme,
L’espoir(e) d’un baiser échangé à venir.

De deux corps étendus, l’un à l’autre noués
Un frisson, une peau, un toucher esquissé,
C’est le bonheur douillet de deux êtres échoués
Dans un lit de coutil adroitement tissé.

Et le soir de ce jour où l’amour se ciselle,
Apparaîtra la lune dans son habit de fée,
Nous porter la lumière mystérieuse et belle,
De deux êtres étourdis, l’un de l’autre assoiffés.

Et puis viendra l’hiver, rigoureux et trop long
De moments suspendus, d’une longue syncope,
Attendant le printemps et ses premiers bourgeons

Pour retrouver, sereine, ma belle Pénélope.


Jean-Charles Theillac


Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 23:26
Pour atténuer la peine de sa maîtresse,
le petit chien Indy m'a laissé ce message:

 

Je m’appelais Indy et votre peine est grande.

Mais ma vie fut très belle auprès de toi maîtresse,

Fidèle et bienveillante, tu m’as couvert d’offrandes,

De bontés, de cadeaux et de maintes caresses.

 

J’étais ton compagnon, fidèle et amoureux.

Auprès de toi souvent, je me suis endormi,

Repu et satisfait de cette vie à deux,

Pour un chien avec toi, j’étais heureux, ma mie.

 

C’est ave’que regrets que je quitte le bal,

Mais aussi le bonheur d’aller au paradis,

Des toutous, des matous, des âmes animales,

Pour te servir toujours, d’ange gardien d’ici.

 

Sois pas triste maîtresse, mais pense à moi souvent.

De là-haut où je suis, je te vois malheureuse,

Tu sais, un petit chien, ça vit rapidement,

Pour nous le temps est court et notre vie précieuse.

 

Tu me l’as rendue belle, ma vie de petit chien.

Et pour te remercier je t’envoie des léchouilles,

De bons câlins canins. Je préférais les tiens

Que je n’oublierai pas, ainsi que tes papouilles.

 

Indy

P.c.c. Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 18:05

Une bonne histoire, pour sourire un peu.
Merci à Gégé pour son humour discret

Rentrer chez soi la nuit, sans y être attendu,

Peut parfois provoquer, des scènes saugrenues.

Son mari au travail et loin de la maison,

Madame s’envoyait son amant sans façon.

 

De la porte d’entrée, un petit bruit mit fin

A la grande effusion de nos deux galopins.

S’échapper d’un logis sans cachette réelle

Et du douzième étage, fallait avoir des ailes.

 

« Reste calme et debout, immobile et muet »

Lui intima l’hôtesse. Le mari guilleret :

« J’ai pu rentrer plus tôt. Mais qui c’est ça dis-moi ? »

« Un robot sexuel, c’est mon dernier achat ».

 

« Entre tes réunions, voyages et rendez-vous !… 

Microsoft a sorti ce robot ‘Slave for you’…,

Un vibro en plus grand…, tu ne veux pas quand même,

Que je me tape enfin, le plombier du troisième ? »

 

« Laisse ça de côté, je voudrais t’émouvoir »

La dame étant servie, « Non, chéri, pas ce soir ».

Dépité, le mari, suggéra la dînette.

Mal à la tête oblige, elle préféra l’om’lette.

 

Détaillant le robot d’un coup d'oeil narquois,

Il se dit : « Si c’est bon pour elle, c’est bon pour moi »

Baissant le pantalon, il fit sien ce constat

Et entreprit d’user du robot placé là.

 

Une voix métallique, nasillarde et scandée,

« Er-reur-systè-me-em-pla-ce-ment-U-S-B »

Le mari excédé prit l’amant dans ses bras,

Et ouvrit la fenêtre… La même voix cria :

 

« WindowsXPréinitialiséveuillezréessayer ».

Jean-Charles Theillac
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 21:43

Je ne vois rien de bon dans cet Orient terne,

Du brouillard et du sang et des drapeaux en berne

Maculés et flétris par des êtres impies

Croyant dans le néant, la nouvelle utopie.

 

C’est ce que j’écrivais, il y a quelques jours.

Ce n’est pas folichon, mais je crains qu’alentour

Ce ne soit pas meilleur. Où c’est-y l’Ossétie ? (*)

Un oukase au Caucase, ça intéresse qui ?

 

Pendant que nos sportifs font la chasse aux médailles,

Que devant nos télés, on ouvre l’éventail

De nos pieds nickelés, l’apéro bien au frais,

Le petit peuple a honte et vit à petit prêt.

 

Endetté jusqu’au cou par les marchands de rêves,

Précarité oblige, on respecte la trêve.

Finis les ouvriers. Techniciens, ils sont tous,

Au Smic évidemment et en plus on les pousse.

 

La noblesse du mot -ouvrier qualifié-

Est restée au placard de quelqu’ antiquité :

La fierté des anciens de ramener le pain

Pour nourrir la famille sur son petit lopin.

 

Bien nourris, ils le sont, les « damnés » de la sphère.

À compter leurs biftons, à redouter l’austère,

À craindre que ne craqu’ le Nasdaq ou le Cac

Et à la fin du temps, ils ne meur’nt pas, ils claquent.

 

Les petits héritiers qui se déchireront

Les restes à partager, deviendront gros et gras

Pour faire comme papa. Ils seront « trop » et rats,

Sans jamais ressentir le rouge qui monte au front.

 

De celui qui fait mal, par l’exploit d’un huissier,

Va-nu-pieds en grand’s pomp’s, avec ses gros sabots,

Nécrophag’ patenté, ce sbire des beaux baux,

Qui nous la baille belle, et nous fait bien ch…

 

Cela dit…

 

Je n’ai pas de rancœur, je n’ai pas de rancune.

Simplement je regarde et je vois, de la lune,

Que la sphère est petite et, bien qu’elle soit bleue,

 On dirait un bateau qui vogue dans les cieux.

(*)En Picard, dans le texte

 

Jean-Charles Theillac

 
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Annonces

Voyez en bas de pages, quelques oeuvres de mon ami
Annonce perso : je cherche le code HTML pour insérer dans un lecteur audio, un compteur de clics.

Recherche

Présentation

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés