Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

C’est le goût des raisins
Et la nature des sols,
Que l’on met dans ces vins
Pour une farandole.
Stylés, câlins, gouteux,
Ils s’éclatent au palais
Pour y mettre le feu,
Enchanter le goulet.
Ni collé, ni filtré,
L’expression reste vierge
D’attentions accoutrées
Que des manants gambergent.
Lentement, patiemment,
Ils sont élaborés
Pour le printemps suivant
Par des gens timorés (*).
Des coteaux du Jura
Aux vins francs de la Loire,
Des cépages Syrah
Et des grenaches noirs.
Roussillon, Languedoc,
Vins du Rhône et de Saône
De Provence et Médoc,
Ils gagnent l’hexagone.
Fruités et naturels,
Ils diffusent les goûts,
Les odeurs immortelles,
Du raisin dans ses moûts.
Aux "sourires de Dante"
Apprécier l’harmonie
Des saveurs envoûtantes
Par des vins insoumis.
*) En vieux français : très scrupuleux
Le 27 septembre 2009
Jean-Charles Theillac
Sur la plage, en été, s’étalent et se contemplent
Les corps à demi nus de nymphes et de grâces,
Dévotes impénitentes du dieu Râ, dans son temple,
Attendant, éperdues, fidèles à sa paroisse,
Qu’il veuille les brunir, sans trop les faire souffrir.
Exhibition de chair en offrande aux commères,
Nobles académies et grands éclats de rires,
Et des cris des enfants dans les rouleaux de mer.
Quand le dieu du jour sombre, vers l’horizon en feu,
C’est l’instant où l’ombre de son corps disparaît,
Où la crête des vagues entame un pas de deux,
Argenté dans les moires n’offrant que des regrets.
Ces mouettes obscènes, friandes d’immondices,
Tournent et volent repues et remontent le cours,
Avant de revenir se nicher sur la lice,
D’une plage encore chaud’, des souvenirs du jour.
Les ténèbres s’installent, pleines de leurs frissons.
Les mystères de la nuit, les plaisirs et les peurs,
Habillent les ennuis des couples polissons,
Aux confessions intimes, aux promesses de cœur.
Ces grands râteaux sassant le sable du matin,
Rendront à l’estivant un estran praticable,
Débarrassé, lavé des souillures d’instinct,
Qu’à nouveau cette plage, n’offre à lui, que du sable.
Jean-Charles Theillac
Sur
Je suis sûr
Rien de bien sûr
Ta douce morsure
Avant cette mort sûre
Fatale luxure
Tu me susurres
Es-tu sûr ?
Sûr.
Mais
Mois de mai
Emoi de mai
Que sait-on des mais
Et puis zut désormais
Je n’en peux plus mais
De ces mois de mai
Ferme ta maie
Non, ta maie
Mais !
Heur
Pour des heurts
Grand bonheur
D’un petit malheur
Aimé partout à l’heure
Ou la demi-heure
Pour un metteur
Visiteur
Peur ?
Jean-Charles Theillac
Comme un fouet, comme un ressac.
Il faut choquer, il faut croquer,
Dire sa haine et provoquer.
Des signifiants insignifiants
Pour des chanteurs déficients,
Deuxième degré un peu facile
À disculper les imbéciles.
Des mots qui tuent comme des couteaux
Qui saignent et tuent les animaux.
Des promesses de maux et puis
Des baffes dans sa gueule, du bruit !
Bavardages d’espoirs déçus
Ou ratage de ‘’pied au cul’’
Rapetissant d’idées reçues
Le ‘’rap art’’ naît, c’est du vécu.
Rapeur sans peur et sans reproche,
Rapeux des rues dans tes galoches
Danse et chante ta vie qu’est moche,
Dignité et respect, Gavroche.
Tape et rap plutôt sur les cons
Ils ont la peau tannée, ces cons.
Les jeunes, les vieux et les caducs,
Qui, derrière ton dos, te reluquent.
Un jeun’ rapeur, ça leur fait peur,
Tant pis pour eux, sont pas à l’heure.
La Liberté n’est pas un l’heur
Et les censeurs, des débiteurs (*).
Jamais contents, toujours rebelle,
Mets pas ton cœur et ta cervelle
À tes chimères souvent cruelles,
À tes instincts qui te harcèlent.
Chante l’amour et ses caresses,
La volupté et la tendresse.
Parle de formes et pas de fesses,
Pas de sale pute mais de drôlesses.
Je ne suis pas ton ennemi,
Ne gâche pas ton énergie
A insulter, même à demi,
La femme, les filles, leur effigie.
(*) La Liberté d'expression ne se découpe pas en rondelles
Jean-Charles Theillac
Le revivrais-je encore ce baiser subreptice,
Que du bout de tes lèvres, tu me fis sans malice ?
Tes longs bras dévêtus m’enserraient contre toi,
Et mon âme enchantée a gravé cet émoi.
Je revois ton image, appliquée et sereine,
Ecrivant sur ce mur de ces lettres ‘’païennes’’
‘’toilettes’’, en déliés et pleins, comme naguère,
Enfants, nous tracions de bien beaux caractères.
Cette ‘’touche’’ artistique se voulait ‘’l’ultima’’.
Y apporteras-tu quelques petits trémas ?
Cette variation de teintes et de tons,
Conçus par ton crayon et tes pinceaux fripons.
‘’Les sourires de Dante‘’ se nourrissent d’éclats
De ton rire amusé, de tes yeux ? Oh ! lala !
Ton aura marquera cet endroit délicieux
Qui n’atteindra jamais la beauté de tes yeux.
Et ces divins breuvages, à en devenir fou,
N’égaleront jamais, de tes lèvres, le goût
D’un baiser délicieux au parfum d’interdit,
Dérobé au détour d’un au-revoir béni.
Volatiles ambitions, éphémères passions,
Que me restera –t-il après tant d’émotions ?
Une photo jaunie à force de regards
Et une main tendue, vers ce curieux hasard.
Avant qu’elle ne retombe pour ne plus rien montrer,
Ni l’inconnu qui passe, ni la rosée des prés,
Regarde la pointer vers l’absolu divin
Essence de tout’ chose, muse des écrivains.
Jean-Charles Theillac
7 juillet 2009
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