Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Il y a bien longtemps que le mariage sévit,
Si ce n’était ainsi, il faudrait l’inventer.
Chacun a sa chacune, d’aucuns son vis-à-vis,
Il y’a des exceptions, des destins déroutés
En ce lieu, à cette heure, on ne peut que noter
La belle imperfection de cette institution.
En effet ce sujet est un peu culotté,
C’est le cas de le dire, même avec dérision.
Quand deux êtres s’adorent, et qu’ils découvrent à peine,
Le bonheur d’être deux et de tout partager,
Ils veulent, c’est bien normal, tout le long de la Seine
Se mélancoliser et fredonner Trenet.
C’est l’heure où l’on s’échange des poèmes charmants.
De jolis mots d’amour, tendres et romantiques.
On se croit éternel et l’on devient amants.
La sensualité naissante a une beauté antique.
Erotisme et pudeur, coquines attitudes,
Mettent le feu déjà, dans ces jeunes esprits.
Rien ne pourrait troubler ni mêm’ la finitude,
De ces deux amants là, l’uns de l’autres épris.
Puisque nous nous aimons et que nous sommes amants,
Rien ne s’oppose alors à unir nos deux vies
Devant monsieur le Maire, dans un consentement
Recueilli, officiel, proclamé, indivis.
Là commence l’histoir’ du fameux quiproquo,
Qui traverse les âges, et trahit les chimères,
Et corrompt ces unions, pour en faire un fiasco.
Amante exquise avant, la femme devient mère.
Fini les roucoulades, les petites attentions,
Les câlins impromptus, les désirs partagés.
Le mari est alors victime de la situation
De cette « escroquerie » marque d'humanité.
L’homme n’a pas changé, il est toujours le même.
Les « chut ! Il dort », les « pas ce soir », les « allez ! Vite »,
Les « laisses-moi dormir ». Il est la pénultième.
De la vie de madame, un amant parasite.
Heureusement il a, comme pour se consoler,
Cet enfant désiré, cet être à part entièr’
Cet ensoleillement, chaque jour décuplé,
Ce souvenir d’amour dont il peut être fier.
Pour que ce quiproquo ne soit pas un fiasco,
Il faut tolérance, indulgence et amour.
Si ça ne suffit pas, ayez l’esprit tango,
Deux pas de côtés et un pas en retour.
PS:
Ceci n'est qu'un avis et n'engage que moi.
L'homme est naïf et croit que la femme qu'il aime
Aura toujours besoin de ses charmants émois.
Du mystère de la vie, elle en est bien l'emblème.
Il doit être patient et doit faire ramadan.
Désirs inassouvis, soupirs et catogans.
Jean-Charles Theillac
Bayonne le 5 septembre 2006
Nous nous sommes revus, après de longues absences.
Nos plaintes, nos regrets, nos soupirs, nos tensions,
Se sont évanouis.
Un temps de pénitence, ce soir là a pris fin,
Un temps bien court hélas ! Un moment sibyllin.
L’un et l’autre avions faim après cette abstinence,
De caresses, de regards, de quelques attentions,
De nos élans enfouis.
Tu voudrais bien partir vers l’amour et ses sens,
Tu voudrais ressentir les plaisirs, les désirs,
Ta mémoire fait défaut.
De nos noces nocturnes, de nos tendres ébats,
Nos souvenirs s’épuisent et nous laissent babas.
Avons-nous bien vécu tous les plaisirs intenses ?
Avons-nous fait le tour de la rue des plaisirs,
Et ses divertimentos ?
Puis est venu le temps de la séparation.
Le temps où l’on regrette, le temps toujours trop court.
Les remords apparaissent.
Un lampadaire éclaire nos étreintes galantes,
Sa lumière nous gène, elle paraît indécente,
Ton corsage est ouvert, ma main fait diversion,
Mais très vite, attentive, t’ajustes tes atours,
Et mets fin aux caresses.
Jean-Charles Theillac
Ecouter l'original, vous verrez, ça fait du bien!
Sur la musique du « Vieux Léon » de Georges Brassens
Paroles de Jean-Charles Theillac
A Pierre
Pour son anniversaire
Mon vieux Pierrot
Bayonne
Le 7 Janvier 2006
Les bourgeoises ont bien des principes.
Jugez-en vous-même braves gens
Quand de suite elles ôtent leur nippe
Ça n’est jamais gratuitement.
Coquines, elles ne supportent pas
D’être attrapées au dépourvu
Si les assauts sont délicats
Elles les acceptent, bien entendu.
Passez-lui la main sur les fesses,
Elles réagissent c’est évident,
Faites le même geste avec adresse,
Elles vous demandent tendrement.
Ne serions-nous pas mieux couchés ?
L’un contre l’autre, corps contre corps.
Venez dans la pièce à côté,
Je vais vous montrer… mon trésor.
A ce moment, vous comprendrez
Que devant l’obstacle, il ne faut
Pas renâcler ni reculer.
L’instant est chaud qu’il en est beau.
L’horizontalité des corps
A ceci de particulier,
D’effacer tous les désaccords
En attendant de se lever.
Jean-Charles Theillac
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