Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Ton souvenir m’obsède. Je ne peux retrouver
Ton visage éclatant dans la sérénité.
Es-tu parmi les anges, les esprits, les démons ?
Non, pas eux, sûrement pas, tu ne le voulais pas.
Tu dois être très haut dans les sphères supérieures,
Je t’imagine bien parmi les bienfaiteurs
Du monde des esprits, qui peuplent l’au-delà.
Du travail d’ange gardien, il ne t’en manque pas.
Tu dois peiner beaucoup à surveiller ce monde.
Les Hommes vu d’en-haut doivent paraître immondes.
Qu’en dit le grand Patron, de ce galimatias ?
Je prendrais volontiers le train qui mène à toi.
Mais ce n’est pas le temps de franchir le passage
Du nadir au zénith, objet de ce voyage,
Pour te savoir enfin, très près, tout près de moi.
Ton souvenir me hante, ta pensée me soulage.
Elle est comme un présage de ton éternité.
Tu devais, souviens-toi, me faire, d’où tu étais,
Un petit signe, un geste, me montrer une image.
Radieuse et sereine, dans ta lumière diaphane,
Je te reconnaîtrai, entre mille et un anges,
Montre-moi le chemin car ce n’est pas étrange,
Je ne peux distinguer que ce qui est profane.
J’aurais approché Dieu par ton intermédiaire.
Des montagnes d’Olympe, aux confins de la terre,
J’aurais la chance enfin d’accrocher l’Univers,
D’être l’élu des Dieux, portant le Saint Suaire.
Des vibrations célestes, aurais-tu une idée ?
Ondulations divines ou simples allégations ?
Pourrais-tu me donner quelques explications
Sur cette étrange idée qui me fait espérer ?
Depuis la route bleue à la fontaine aux fées,
As-tu retrouvé l’homme qui t’offrit ses chansons ?
Ton poète inspiré par la grâce d’Orphée,
Tu fus son Eurydice qu’il aima de passion ?
De l’éther éternel, tu détiens le secret.
De ce monde ici-bas, te voilà exemptée
Pour toujours. Tu n’auras plus jamais à jeter
Un regard attristé, alourdi de regrets.
Et nos chers parents, sont-ils dans tes sphères ?
Ont-ils enfin trouvé de la sérénité ?
Je les aimais très fort et n’ai pu leur montrer
Que mon affection n’était pas ordinaire.
Êtres aimés, esprits, de l’endroit où vous êtes,
N’est-il pas possible de pouvoir espérer
Un jour vous percevoir ou bien vous deviner !
De là-haut, ici-bas, acceptez ma requête.
Grande sœur de lumière, je vais atteindre l’âge,
Où les ans sont comptés, où les journées s’égrènent.
Prends grand soin de mon âme, lumineuse et sereine,
Pour m’aider dans ma quête vers le dernier voyage.
31 juillet 2005
Jean rentre au village
Jean-Charles THEILLAC
Le 17 octobre 2006
Partir, c’est mourir un peu
Postulat téméraire de celui qui est triste,
Et dont l’âme légère vient de quitter la piste.
Délaissant l’être aimé, il se sent arraché,
Coupé de ses racines et puis effiloché.
Dans ce cas l’être aimé a de quoi être triste.
L’autre est parti un peu et lui joue en soliste.
Les moments partagés, les instants délicieux,
Ne sont que souvenirs et regrets douloureux.
C’est l’histoire banale de deux cœurs déchirés.
La privation de l’autre est très mal supportée,
Cet amour morcelé prend l’allure d’un gâchis,
L’un et l’autre regrette d’avoir peu réfléchi.
On guette le moindre signe, le prochain coup de fil,
La petite attention, les mots d’amours subtils.
La quête si obsédante, le goût de l’autre, l’image,
Sa présence nous manque, les cœurs ont fait naufrage.
-Mais il ne viendra plus, ou peut être plus tard.
Enfin dans quelques jours…Où est-il ce soir ?
Pense t-il encore à moi, ou a-t-il rencontré
Quelque femme facile, de fausse mijaurée.
-J’aurais dû retenir cet ami, cet amant
Mais j’étais en colère, je lui en voulais tant
Je lui ai dit « Faut l’camp », penaud, il est parti,
Et je suis restée seule le cœur anéanti.
-Il n’a pas dit un mot, et sans se retourner
Il a pris sa voiture, et puis s’en est allé.
Déjà six jours, déjà six nuits, combien de jours
Encore devrais-je attendre, espérer son retour ?
-Les « toujours » les « jamais », les promesses d’amour,
Ont-elles été si vaines, et cela pour toujours ?
Je me suis emportée, j’ai eu tort je le crois.
Mais le téléphone sonne, émue, « -allo…c’est toi ? »
Jean-Charles Theillac
10 Octobre 2006
Sur l'air du GRAND CHENE de Georges Brassens
A son allure de jeun’ déménageur breton
Il est de la lignée d’Oliver Kersauson
Du baroudeur des mers pas celui des « grosses têtes ».
Lui, il se nomme Kevin Barett.
Nantais, du bon côté de la Loire Atlantique ,
Serait un bon gascon, j’en fais le pronostic,
Bretonnant juste un peu, cet enfant du pays
Ferait un bon marin d’ici.
Son cœur est grand ouvert pour celui qui le veut.
Mais c’est d’Ann’-Laure je crois qu’il en est amoureux.
L’amitié a un sens, un rôle, une raison d’être,
Solide poteau Kevin Barett.
Il aime à fredonner quelques airs tristement
S’enivrer de bons mots, et de bons sentiments,
Du reste aussi d’ailleurs avec parcimonie
Il en use plus qu’à merci.
.
Ses souffrances aussi, il ne peut les cacher.
De sa jeune existence, les épreuves ont marqué
Son visage d’ado, de travailleur honnête.
Sacré bonhomme Kevin Barett.
N’imaginez donc pas qu’il soit triste et chagrin
Les bonnes rigolades, il les apprécie bien
Derrière cette façade il construit sa planète,
Son monde à lui, c’est dans sa tête.
Ce Kevin là mes frères est d’un bon millésime
L’année soixante dix-neuf est excellentissime
Un bon cru élevé au soleil Augustin
C’est un lion nobl’ armoricain.
Je te dédie Kevin ces couplets chaleureux,
Sincèrement écrits, pour qu’ils te rendent heureux,
Et merci au grand Georg’s d’m’avoir prêté sa muse
Entre poète, on ne s’excuse. (bis)
Jean-Charles Theillac
Bayonne
Le 23 Août 2006
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