Catherine Maisse

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Le temps des cerises
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Dans ma rue

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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 11:05
Où es-tu grande sœur depuis tant de saisons ?

 

Ton souvenir m’obsède. Je ne peux retrouver

Ton visage éclatant dans la sérénité.

Es-tu parmi les anges, les esprits, les démons ?

 

Non, pas eux, sûrement pas, tu ne le voulais pas.

Tu dois être très haut dans les sphères supérieures,

Je t’imagine bien parmi les bienfaiteurs

Du monde des esprits, qui peuplent l’au-delà.

 

Du travail d’ange gardien, il ne t’en manque pas.

Tu dois peiner beaucoup à surveiller ce monde.

Les Hommes vu d’en-haut doivent paraître immondes.

Qu’en dit le grand Patron, de ce galimatias ?

 

Je prendrais volontiers le train qui mène à toi.

Mais ce n’est pas le temps de franchir le passage

Du nadir au zénith, objet de ce voyage,

Pour te savoir enfin, très près, tout près de moi.

 

Ton souvenir me hante, ta pensée me soulage.

Elle est comme un présage de ton éternité.

Tu devais, souviens-toi, me faire, d’où tu étais,

Un petit signe, un geste, me montrer une image.

 

Radieuse et sereine, dans ta lumière diaphane,

Je te reconnaîtrai, entre mille et un anges,

Montre-moi le chemin car ce n’est pas étrange,

Je ne peux distinguer que ce qui est profane.

 

J’aurais approché Dieu par ton intermédiaire.

Des montagnes d’Olympe, aux confins de la terre,

J’aurais la chance enfin d’accrocher l’Univers,

D’être l’élu des Dieux, portant le Saint Suaire.

 

Des vibrations célestes, aurais-tu une idée ?

Ondulations divines ou simples allégations ?

Pourrais-tu me donner quelques explications

Sur cette étrange idée qui me fait espérer ?

 

Depuis la route bleue à la fontaine aux fées,

As-tu retrouvé l’homme qui t’offrit ses chansons ?

Ton poète inspiré par la grâce d’Orphée,

Tu fus son Eurydice qu’il aima de passion ?

 

De l’éther éternel, tu détiens le secret.

De ce monde ici-bas, te voilà exemptée

Pour toujours. Tu n’auras plus jamais à jeter

Un regard attristé, alourdi de regrets.

 

Et nos chers parents, sont-ils dans tes sphères ?

Ont-ils enfin trouvé de la sérénité ?

Je les aimais très fort et n’ai pu leur montrer

Que mon affection n’était pas ordinaire.

 

Êtres aimés, esprits, de l’endroit où vous êtes,

N’est-il pas possible de pouvoir espérer

Un jour vous percevoir ou bien vous deviner !

De là-haut, ici-bas, acceptez ma requête.

 

Grande sœur de lumière, je vais atteindre l’âge,

Où les ans sont comptés, où les journées s’égrènent.

Prends grand soin de mon âme, lumineuse et sereine,

Pour m’aider dans ma quête vers le dernier voyage.

 

31 juillet 2005


 
Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /Oct /2006 15:59
Mimile
Une partie de pétanque
Adieu Venise provençale
  Une chanson inédite de Georges Brassens

Jean rentre au village

Tu t'en iras les pieds devant
(Paroles et musique de Maurice Boukay)
Par Chanté par Brassens - Publié dans : Chansons
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 19:18
  • Un petit être est né, sera-t-il être ou non?
    Il paraît qu'une femme pourrait par omission
    Ou bien par non-pensée, mettr' au monde un enfant
    Qui serait un objet, ou un fruit du néant,
  • Et s'en débarrasser comme un simple gigot,
    Que l'on met au frigo pour le manger bientôt.
    Doit-on admettre enfin, et avec compassion,
    Qu'une mèr' ne serait qu'un objet d'érection.
  • C'est pas parc' qu'on l'explique, qu'il faut s'en tenir là.
    La pauvreté de l'âme, les plus grands embarras,
    Peuvent légitimer l'abandon d'un enfant.
    Mais étouffer la vie, c'est toucher le néant.

    Cette inconscience ultime, ce manqu' d'humanité,
    Ce fruit de soi banni, cet êtr' néantisé,
    Le mari n'a rien vu, et il nie l'évidence.
    Ingénieur peut-être mais roi de l'impotence.
  • A ne pas regarder, on ne voit pas bien sûr.
    On regard' la télé, on ne voit pas l'usure
    D'un' vie artificielle, et dont l'unique objet
    Est de paraître au monde, pimpant et guilleret.
  • L'enfant n'est pas l'objet d'un achat compulsif,
    Dans un supermarché, il naît de l'affectif,
    D'une femme et d'un homme, il est la quintessence.
    L'espoir d'humanité, une nouvelle existence


    Jean-Charles THEILLAC
    Le 17 octobre 2006

     

 

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 21:24

Partir, c’est mourir un peu

 

Postulat téméraire de celui qui est triste,
Et dont l’âme légère vient de quitter la piste.
Délaissant l’être aimé, il se sent arraché,
Coupé de ses racines et puis effiloché.


Dans ce cas l’être aimé a de quoi être triste.
L’autre est parti un peu et lui joue en soliste.
Les moments partagés, les instants délicieux,
Ne sont que souvenirs et regrets douloureux. 


C’est l’histoire banale de deux cœurs déchirés.
La privation de l’autre est très mal supportée,
Cet amour morcelé prend l’allure d’un gâchis,
L’un et l’autre regrette d’avoir peu réfléchi.


On guette le moindre signe, le prochain coup de fil,
La petite attention, les mots d’amours subtils.
La quête si obsédante, le goût de l’autre, l’image,
Sa présence nous manque, les cœurs ont fait naufrage.


-Mais il ne viendra plus, ou peut être plus tard.
Enfin dans quelques jours…Où est-il ce soir ?
Pense t-il encore à moi, ou a-t-il rencontré
Quelque femme facile, de fausse mijaurée.


-J’aurais dû retenir cet ami, cet amant
Mais j’étais en colère, je lui en voulais tant
Je lui ai dit « Faut l’camp », penaud, il est parti,
Et je suis restée seule le cœur anéanti.


-Il n’a pas dit un mot, et sans se retourner
Il a pris sa voiture, et puis s’en est allé.
Déjà six jours, déjà six nuits, combien de jours
Encore devrais-je attendre, espérer son retour ?


-Les « toujours » les « jamais », les promesses d’amour,
Ont-elles été si vaines, et cela pour toujours ?
Je me suis emportée, j’ai eu tort je le crois.
Mais le téléphone sonne, émue, « -allo…c’est toi ? »

Jean-Charles Theillac
10 Octobre 2006

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 11:52

Sur l'air du GRAND CHENE de Georges Brassens

Le grand chêne

 

A son allure de jeun’ déménageur breton

Il est de la lignée d’Oliver Kersauson

Du baroudeur des mers pas celui des « grosses têtes ».

Lui, il se nomme Kevin Barett.


Nantais, du bon côté de la Loire Atlantique ,

Serait un bon gascon, j’en fais le pronostic,

Bretonnant juste un peu, cet enfant du pays

Ferait un bon marin d’ici.


Son cœur est grand ouvert pour celui qui le veut.

Mais c’est d’Ann’-Laure je crois qu’il en est amoureux.

L’amitié a un sens, un rôle, une raison d’être,

Solide poteau Kevin Barett.


Il aime à fredonner quelques airs tristement

S’enivrer de bons mots, et de bons sentiments,

Du reste aussi d’ailleurs avec parcimonie

Il en use plus qu’à merci.

.

Ses souffrances aussi, il ne peut les cacher.

De sa jeune existence, les épreuves ont marqué

Son visage d’ado, de travailleur honnête.

Sacré bonhomme Kevin Barett.


N’imaginez donc pas qu’il soit triste et chagrin

Les bonnes rigolades, il les apprécie bien

Derrière cette façade il construit sa planète,

Son monde à lui, c’est dans sa tête.


Ce Kevin là mes frères est d’un bon millésime

L’année soixante dix-neuf est excellentissime

Un bon cru élevé au soleil Augustin

C’est un lion nobl’ armoricain.


Je te dédie Kevin ces couplets chaleureux,

Sincèrement écrits, pour qu’ils te rendent heureux,

Et merci au grand Georg’s d’m’avoir prêté sa muse

Entre poète, on ne s’excuse. (bis)

 

Jean-Charles Theillac

Bayonne

Le 23 Août 2006

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : Chansons
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