Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

J’ai fait un rêve idiot, tous les chalands de France,
Ceux qui font
le Marché, avaient fait une alliance.
Peu commune il est vrai, mais pour la première fois,
Ils voulaient
maîtriser, les marchands et leur loi.
Le principe était simple. Arrêter d’engraisser
Les multinationales, au profit des petits
Producteurs de terroirs, aux maigres appétits
Et
aux talents connus pour ne pas finasser.
Mais le grand intérêt de l’association
Serait l’aspect social, contrepoids essentiel
Contre l’hégémonie des chiffres indiciels,
Des diktats faisant fi, des hommes et des nations.
Les grands industriels ont tous besoin de
nous.
Ils ferment une usine créant le désespoir,
Le chaos et la peine, le chômage, le foutoir,
Les trois mille de Villevoorde sont restés à genoux.
Devant l’énormité
de cette décision,
Il est simple de dire, n’ach’tons plus de Renault,
Y’en a d’autres après tout. Si l’on prend
en défaut
Un patron si voyou, proposons-lui l’option.
Pour cela il faut
être nombreux et solidaires,
A l’échelon de l’Europe, tous unis comme la main,
L’union sacrée en but,
contre tous ces vilains,
Elevés au même pis, celui de l’arbitraire.
Consommateurs
unis, syndiqués, travailleurs,
L’union faisant la force, organisons demain
Pour être reconnu en contrepoids
humain.
Le marché c’est bien nous, les vrais consommateurs.
Je vous l’avais bien dit, mon rêve était idiot.
Mais laissez-moi penser et croire
à l’utopie
D’un monde plus humain, un peu moins « accroupi »
Devant les grands seigneurs, ces impies salopiots.
Jean-Charles Theillac
C’est un après-midi d’automne, début décembre.
C’est le temps de l’ Avent qui précède Noël.
La nature clémente, a conservé ses ambres,
Les parterres de fleurs s’imaginent immortelles.
Pour les petits, ce temps est rempli de bonheur.
Les adultes ressentent les nostalgies d’antan.
On prépare cadeaux, présents avec ardeur,
Sapins enguirlandés, crèches pour les enfants.
Je pense et réfléchi aux familles « d’en bas »,
Pour qui le père Noël est un arrache-cœur.
Il faudra inventer et soigner le repas,
Se saigner pour offrir un moment de bonheur.
Des Marchés de Noël, de plus en plus nombreux,
Aux vitrines garnies des magasins offrant
A regarder, et puis à admirer ce que
L’on ne peut pas saisir, dans ses mains le présent.
C’est un peu « la grande bouffe », l’abondance étalée,
Aux yeux des tous petits, et de tous les enfants.
Ça frise l’obscénité et la duplicité
D’un corps social hautain, aveugle et méprisant.
Le bon vieux père Noël, a été sacrifié
Sur l’autel païen de la mondialisation.
Il reste des icônes, à jamais glorifiées
Que les marchands du templ’ ne chang’ront en millions.
Jean-Charles Theillac
L’eau qui mousse n’est pas de la bière
L’habit hier était porté,
Par les manants de la mousmé.
Mais la mousse n’a pas d’os ?
Et l’eau, de
Bière qui coule, n’amasse pas mousse.
Enivrons-nous toujours
De vin ou bière amère
Du matin jusqu’au jour
Du soir jusqu’à hier.
L’argent n’est pas l’horreur
J’ai des sous, j’ai pas d’sous
En avoir c’est bien mieux
Liberté, bien précieux
Pénurie, on s’en fout.
Mal bien acquis, jamais ne profite
Je n’acquerrai jamais
Un bien venant d’encan,
Malheur de pauvres gens
J’aurai trop de regret.
Qui trop étreint, mal embrasse.
Dans mes bras mon amour,
Façon tango, un peu java.
Mais pas de trop en cas…
Corps encore pour toujours.
Il faut battre son frère quand il a chaud
Caïn le savait bien
S’il a battu Abel.
Si tu prends la chandelle,
Méfies-toi de l’ancien.
Les bons amis… On peut compter les bons.
Compte d’ami c’est con.
Compter ses amis c’est,
Pour le moral, flatter,
Mais en tous cas fécond.
De l’aube au crépuscule, de l’aurore à la nuit,
Nous traversons la vie. Nous nous enrichissons
L’esprit et la mémoire et nous nous nourrissons,
Et nous accomplissons nos tâches et puis… l’ennui.
Jour et nuit, nuit et jour, nos rêves les plus fous,
Nos désirs, nos souhaits, ne sont pas accomplis.
Nous les enfouissons, trahis, ensevelis
Dans la raison, l’oubli de l’éternité floue.
Au fil de l’eau s’en vont les souvenirs d’hier,
Ils n’ont pas retenu notre attention fragile.
De ce livre de vie, de ces pages futiles,
Il reste peu de choses dont on puisse être fier.
Quelques images fuient nos pensées éphémères.
Elles semblent dérisoires et font partie des rêves
Qui occupent nos nuits et nous hantent sans trêve.
Images aperçues, sensations douces-amères.
L’humanité survit du malheur des hommes.
Une vie crée la vie, c’est la pérennité
De soi-même et des siens, la folle activité
De la nature humaine dans le grand vélodrome.
Quand arrive le temps de sauter l’autre rive,
Le passage est à gué ou bien tumultueux.
Traverser le miroir et découvrir heureux,
La légèreté de l’âme que la Lumière avive.
Qu’y a t-il donc après ? C’est toute la question
De la vie, de la mort et du pourquoi des choses.
Tout à sa raison d’être, admettons-en la Cause,
Nous en sommes l’effet comme une réaction.
Jean-Charles Theillac
Pompier, sapeur ? De rien merci !
Sapeur pompier, bon pied, bon œil,
La peur pompée, mon pied voici.
Sa peur, son pied, voilà l’écueil.
Vigiles urbani, à l’époque
Libertini ensuite à Rome,
Subir les fumées qui suffoquent,
Sauveurs de la vie du forum.
Ils sont toujours Libertini
Très urbani, « ité » en plus.
Urbanité, c’est pas fini,
Humanité au dépourvu.
Courage à eux les courageux,
Péri certains, des gens sauvés.
Dévoués à tous malheureux,
Même aux heureux ils sont portés.
Pimpon, pimpon, bobo ici.
Allo 18, j’peux plus sortir.
Le feu au cul, ça marche aussi.
Pimpon, pimpon, faut réfléchir.
Pompin, pompin, la grande échelle
Est déployée, le froid et l’eau,
Le feu, la fumée, c’est mortel,
Tiens bon la rampe et sauve ta peau.
Sauver ou périr, c’est le pari,
Cruel dilemme, que ce constat.
Sauver, les corps endoloris.
L’enfer du feu en postulat.
Respect, Messieurs, soldats du feu.
Votre mission, avec bonheur.
C’est un métier, un devoir que
Vous remplissez, avec honneur.
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