Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

Sentiment de désir, c’est un vide à remplir.
Assouvi, il devient un très beau souvenir.
Avant qu’il ne s’éteigne, étais-je plus heureux ?
Ou quand il fut comblé, un après vertueux.
Désirer c’est surtout exprimer un vouloir.
Je désire donc je veux, faut aussi le pouvoir.
Le désir en question, n’est en rien capricieux,
Il évoque avant tout le désir amoureux.
Il est fort, il est beau, rien n’atteint son pareil,
Et puissant comme le feu qui couve et puis s’éveille.
Il est plein de mystère, sauf l’imagination
Qui nourrit l’irréel jusqu’à la tentation.
Désirer c’est aimer, jusqu’à l’inexprimable,
C’est atteindre l’Olympe des pensées ineffables.
C’est souffrir beaucoup de l’absence de l’autre
Et vivre une galère disant des patenôtres.
Le désir assouvi est parfois décevant.
Ce n’était dans ce cas qu’un vilain chenapan
De mânes s’amusant, à me laisser penser
Qu’à l’être désiré, je pouvais en rêver.
Mais acceptons l’augure que cela fut royal,
Et puis que par bienfait, l’autre en pensées égales,
Le désir est alors un sentiment divin
Et mérite autre chose, qu’un traitement mondain.
Jean-Charles Theillac
Le jour de ses obsèques, de grands esprits ont lu
D’élogieuses et savant’s louanges à son encontre.
Je ne peux donc avoir, pas de malentendu,
L’insolente superbe de vouloir aller
contre
C’est au petit matin d’un jour si
ordinaire
Que tu t’en allé rejoindre ton Seigneur.
Tu consacras ta vie à tous les pauvres hères,
Et construisis des lieux où régnait la chaleur.
La chaleur de ton cœur, ton regard et tes yeux,
Ne pouvaient pas cacher, ton amour pour les Hommes.
Ton Verbe était si juste, quand tu parlais de Dieu
Que le peuple écoutait, n’y mêlant pas l’opium.
Tu portais ton symbole partout où tu allais,
Tu savais profiter des micros, des télés.
Les médias pour ton œuvre, ouvraient grand leur Palais,
Et tu y rayonnais comme un astre étoilé.
Maintenant que tu sais où tu es arrivé
Dans la grande Lumière, près de l’Etre éternelle,
Reposes toi enfin d’une vie achevée,
Et met les malheureux sous ta sainte
tutelle.
Jean-Charles Theillac
Un petit fils ? Un’ petit’ fille ? Je ne sais pas.
Pas encor, incertain, après douze semaines.
Mais sa main, je le sais, elle est là, je la vois.
Elle nous dit, semble-t-il, attendez que je vienne.
Peu importe d’ailleurs qu’il soit mâle ou femelle.
C’est un être nouveau, un enfant de ma fille,
Un enfant de l’amour, peut-être un prix Nobel.
Que cette âme noble et belle, vienn’ dans notre famille.
Nul ne sait de sa vie ce qu’il en adviendra.
Une bonne santé, une tête bien faite,
Et le reste sera et fera ce qu’il doit.
C’est ainsi va la vie, jour après jour refaites.
Nous allons lui offrir une terre en chaleur
Et des glaçons qui fondent, une marée qui monte
Un av’nir incertain, des conflits ravageurs
Des sous dessus dessous, à ce point là, j’ai honte.
Cette main qu’il nous montre nous met peut-être en garde,
Ou nous fait un salut, comme un « bonjour la vie ».
Son profil apparaît, sa naissance me tarde,
J’eus préféré pour lui, inventer l’utopie.
Jean-Charles Theillac
Avez-vous mes amis la e-médiatitude ?
C’est dans l’air de nos temps, le e-comportement,
C’est flâner sur la toile et immédiatement
Avaler, digérer, toutes ces platitudes.
Le e-média te ment !
Les guerres de par le monde, les affaires financières,
Le dessous du dessus et réciproquement,
Le texan de Bagdad et son gouvernement
Dont la médiocrité est sa seule conseillère,
Le e-média te ment !
Les promesses répétées de tous nos candidats,
Sans cesse remises en cause, faute aux tâtonnements,
D’incapables élus peu souvent éminents
Des bancs de l’Assemblée trop souvent flagada.
Le e-média te ment !
Dans les champs, dans les prés, dans nos belles campagnes
Ont épand des engrais pour cause d’engraissement
De l’herbe, des plantes, et quelques dominants
Faut bien nourrir ces gens, et leurs quelques compagnes.
Le e-média te ment !
De cette grippe aviaire il n’en est plus question.
On l’attend de pied ferme, semble-t-il pourtant.
Saurons-nous prévenir ce grand fléau à temps ?
Il faut pas affoler tout’ la population.
Le e-média te ment !
Je salue les Legrand, ces frères qui combattent
Pour que la dignité des hommes soit vraiment
Reconnue et rendue, après tant d’errements,
De tergiversations et de lois scélérates.
Le e-média te ment !
C’est dans l’aire du présent que la question se pose.
Certains pourtant échappent au mauvais traitement,
Jusques au fond des choses, ils creusent éperdument,
Triturant la pensée afin qu’un nid éclose.
Le e-média te ment !
Mais pas immédiatement.
Jean-Charles Theillac
Ce début 2007 commence à point nommé,
Je ne m’attendais pas à ce qu’il m’obligea
A rejeter la clope avec ses voluptés
Mon petit cœur hélas a subit des dégâts.
Histoire de ventricule, de valve et d’oreillette
Y’a des fuites partout et des fibrillations,
A gauche comme par hasard, côté des galipettes,
C’est la faute à Ségo et à ces élections.
Mon pauvre cœur tient bon, l’heure n’est pas venue
D’arrêter ton office, de battre et de combattre
A chaque heure de ma vie, je t’en prie, continu.
Laisse-moi regarder encore le grand théâtre,
Ses ombres, ses querelles, ses coups bas, ses beautés,
Pour apprécier la vie, oser la Liberté.
Jean-Charles Theillac
3 janvier 2007
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