Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD

La notion de penser est-elle notre apanage ?
Penser à toi, penser à moi, penser à elle,
Penser à rien, penser aux fleurs, pensées cruelles.
Fines pensées, pensées charnelles, marivaudages.
Je pense donc je suis, tu es, il est, nous sommes…
Notre vie à penser, penser à notre vie,
Penser à bien penser même à son ennemi,
Penser du bien des autres, penser à faire comme…
Penser aux hirondelles, penser aux papillons,
Penser au mois de mai, à la belle saison,
Penser aimer, aimer penser, pensées amères,
Vilaines pensées, penser au pain et à ta mère.
Penser et réfléchir, est-ce la même essence ?
La pensée semble innée, la réflexion acquise.
L’une se nourrit de l’autre et la parole précise,
L’écriture, quant à elle, en est la quintessence.
Qu’il est doux de penser à l’être que l’on aime.
Penser à y penser, c’est ne pas l’oublier.
Faire penser à quelqu’un d’aller jusqu’à son terme,
Afin qu’il puisse atteindre le fond de sa pensée.
Penser dans la mémoire, souviens-toi, c’est penser.
Imaginer le pire, c’est pour l’exorciser.
Pensées spirituelles, nourritures de l’âme,
Dont les ondes légères de la pensée émanent.
Avoir une pensée pour l’être disparu,
Au berger en montagne seul avec ses moutons,
À la mer en folie aux marins disparus,
Au carrosse perdu, celui de Cendrillon.
Penser à tout, partout, toujours, penser à Dieu.
La façon de penser vaut par ce que l’on pense
Ou l’inverse après tout. A votre choix Messieurs !
Mais j’y pense, il est tard je lève la séance.
Jean-Charles Theillac
Voir un ami partir
Faire le grand voyage
Et rester sur le bord
De la vie et des morts
Sans voir l’équipage
L’emmener au nadir
Jean, tu voulais partir
Le mal avait fait rage
De celui qu’on abhorre
Qui met l’âme à bâbord
Et le corps en partage
Redevient souvenir
Je te revois en rire
En Soule, ton village
La vie que tu adores
Tous attablés dehors
En sifflant le breuvage
Et quelques élixirs
Elle n’a pu contenir
L’église de ton village
L’amitié de tout bord
Et les copains encore
Venu te rendre hommage
Dans un dernier soupir
Le long rideau s’étire
Qui marque le passage
De la vie à la mort
Constitue le décor
Des âmes et des pages
De la lumière jaillirent
Les chants qui retentirent
De cet aréopage
T’accompagnèrent au port
Au village des morts
Où reposent les sages
Voir un ami partir
Jean-Charles
Theillac
Une vie tout entière se tient dans ce regard
C’est celui d’une femme qui passe dans ma vie
Dans ses yeux on perçoit une assez longue histoire
Où le bonheur n’a pas toujours été servi
Je veux vous parler d’elle et de son beau regard
Qui m’a bouleversé et me fait vivre un rêve
Inespéré et beau d’un matin qui se lève
Sur un monde nouveau que l’on doit au hasard.
Ce hasard là d’ailleurs, je n’y crois pas du tout
Il ya une raison à toutes ces choses là
Que la raison ignore, pour qu’il nous arrivât
Une telle rencontre, un rendez-vous si doux.
La sensibilité à ce point ressentie
N’a pas d’égale ici, elle relève des songes
Presque de l’utopie, du domaine des ondes
Qui portent la pensée, comme la télépathie.
Les phrases prononcées, les discrètes intentions
Le ton qui les emporte comme une feuille au vent
Qui s’unit à l’éther jusques au firmament
En suspendant le temps des paroles passions.
Je sais très peu de choses sur cette jolie femme
Le courant romantique, comme un torrent fougueux
A boul’versé son cœur et fait de cette dame
Une grande amoureuse au regard malheureux
Jean-Charles Theillac
Une larme coulait sur ses joues rebondies.
Un long sanglot profond semblait venir du fond
De son âme meurtrie et battue par la vie,
Comme un coup de tonnerre roulant à l’horizon.
C’est la désespérance de cet instant précis
Dont je me souviendrai, en y pensant toujours.
Quand on n’a que les mots pour offrir en secours,
C’est bien peu consoler pour ôter les soucis.
Un rayon de soleil éclairait ses grands yeux,
Pleins de larmes encor’, ils en semblaient plus beaux.
Au creux de mon épaule, elle eut un gros sanglot
Qui me fit ressentir un moment délicieux.
Ses deux bras m’enlaçaient et m’étreignaient si fort
Que j’eus la sensation qu’elle m’aimait encore.
Mes mots l’avaient calmée et j’en étais heureux.
Son visage s’éclairait d’un regard malicieux.
Elle m’offrit un baiser, un vrai baiser d’amour.
Elle m’avait retrouvé, tout semblait oublié.
Son chagrin, ses malheurs, n’étaient plus ses alliés,
Désormais l’espérance habillerait nos jours.
Jean-Charles Theillac
Tous deux fils d’Abraham, l’un Sara l’engendra
L’autre naquit d’Agar, la servante du père.
Ils étaient donc frères que la vie sépara,
Vers des destins humains ne se ressemblant guère.
Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom
Tous les deux sont sémites, de culture commune.
Ancêtre des Hébreux, Isaac est l’aîné.
Ismaël, des Arabes, en devient la lignée.
La Paix entre les deux est-elle inopportune ?
Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom
Tous, ils parlaient d’entente et de bons sentiments,
Mais si l’un parlait « paix » , l’autre répondait « guerre ».
De la même région, ils défendaient leurs terres,
Les uns contre les autres et réciproquement.
Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom
N’était-il pas possible d’échapper au trépas
De milliers d’innocents et de vaillants soldats,
Sacrifiés sur l’autel de la pensée extrême
Chacun voulant un bout de la Jérusalem.
Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom
Une terre commune aux valeurs fraternelles,
Pour un pays fécond dans une paix nouvelle.
Utopie désuète ou bon sens commun ?
Il faudra bien aller vers un autre demain.
Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom
Quand l’un dira je t’aime, moi non plus dira l’autre.
Salem, Shalom, la Paix, messieurs les bons apôtres.
Qu’un vol de colombes envahisse vos nuits
Et fasse de vos rêves, un salut pour autrui.
Salem, Shalom, la Paix.
Jean-Charles Theillac
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