Catherine Maisse

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 21:44

La notion de penser est-elle notre apanage ?

Penser à toi, penser à moi, penser à elle,

Penser à rien, penser aux fleurs, pensées cruelles.

Fines pensées, pensées charnelles, marivaudages.

 

Je pense donc je suis, tu es, il est, nous sommes…

Notre vie à penser, penser à notre vie,

Penser à bien penser même à son ennemi,

Penser du bien des autres, penser à faire comme…

 

Penser aux hirondelles, penser aux papillons,

Penser au mois de mai, à la belle saison,

Penser aimer, aimer penser, pensées amères,

Vilaines pensées, penser au pain et à ta mère.

 

Penser et réfléchir, est-ce la même essence ?

La pensée semble innée, la réflexion acquise.

L’une se nourrit de l’autre et la parole précise,

L’écriture, quant à elle, en est la quintessence.

 

Qu’il est doux de penser à l’être que l’on aime.

Penser à y penser, c’est ne pas l’oublier.

Faire penser à quelqu’un d’aller jusqu’à son terme,

Afin qu’il puisse atteindre le fond de sa pensée.

 

Penser dans la mémoire, souviens-toi, c’est penser.

Imaginer le pire, c’est pour l’exorciser.

Pensées spirituelles, nourritures de l’âme,

Dont les ondes légères de la pensée émanent.

 

Avoir une pensée pour l’être disparu,

Au berger en montagne seul avec ses moutons,

À la mer en folie aux marins disparus,

Au carrosse perdu, celui de Cendrillon.

 

Penser à tout, partout, toujours, penser à Dieu.

La façon de penser vaut par ce que l’on pense

Ou l’inverse après tout. A votre choix Messieurs !

Mais j’y pense, il est tard je lève la séance.

 


Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 16:16

Voir un ami partir

Faire le grand voyage

Et rester sur le bord

De la vie et des morts

Sans voir l’équipage

L’emmener au nadir

Jean, tu voulais partir

Le mal avait fait rage

De celui qu’on abhorre

Qui met l’âme à bâbord

Et le corps en partage

Redevient souvenir

Je te revois en rire

En Soule, ton village

La vie que tu adores

Tous attablés dehors

En sifflant le breuvage

Et quelques élixirs

Elle n’a pu contenir

L’église de ton village

L’amitié de tout bord

Et les copains encore

Venu te rendre hommage

Dans un dernier soupir

Le long rideau s’étire

Qui marque le passage

De la vie à la mort

Constitue le décor

Des âmes et des pages

De la lumière jaillirent

Les chants qui retentirent

De cet aréopage

T’accompagnèrent au port

Au village des morts

Où reposent les sages

Voir un ami partir

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 17:16





Une vie tout entière se tient dans ce regard

C’est celui d’une femme qui passe dans ma vie

Dans ses yeux on perçoit une assez longue histoire

Où le bonheur n’a pas toujours été servi

Je veux vous parler d’elle et de son beau regard

Qui m’a bouleversé et me fait vivre un rêve

Inespéré et beau d’un matin qui se lève

Sur un monde nouveau que l’on doit au hasard.

Ce hasard là d’ailleurs, je n’y crois pas du tout

Il ya une raison à toutes ces choses là

Que la raison ignore, pour qu’il nous arrivât

Une telle rencontre, un rendez-vous si doux.

La sensibilité à ce point ressentie

N’a pas d’égale ici, elle relève des songes

Presque de l’utopie, du domaine des ondes

Qui portent la pensée, comme la télépathie.

Les phrases prononcées, les discrètes intentions

Le ton qui les emporte comme une feuille au vent

Qui s’unit à l’éther jusques au firmament

En suspendant le temps des paroles passions.

Je sais très peu de choses sur cette jolie femme

Le courant romantique, comme un torrent fougueux

A boul’versé son cœur et fait de cette dame

Une grande amoureuse au regard malheureux

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 18:27

Une larme coulait sur ses joues rebondies.

Un long sanglot profond semblait venir du fond

De son âme meurtrie et battue par la vie,

Comme un coup de tonnerre roulant à l’horizon.

 

C’est la désespérance de cet instant précis

Dont je me souviendrai, en y pensant toujours.

Quand on n’a que les mots pour offrir en secours,

C’est bien peu consoler pour ôter les soucis.

 

Un rayon de soleil éclairait ses grands yeux,

Pleins de larmes encor’, ils en semblaient plus beaux.

Au creux de mon épaule, elle eut un gros sanglot

Qui me fit ressentir un moment délicieux.

 

Ses deux bras m’enlaçaient et m’étreignaient si fort

Que j’eus la sensation qu’elle m’aimait encore.

Mes mots l’avaient calmée et j’en étais heureux.

Son visage s’éclairait d’un regard malicieux.

 

Elle m’offrit un baiser, un vrai baiser d’amour.

Elle m’avait retrouvé, tout semblait oublié.

Son chagrin, ses malheurs, n’étaient plus ses alliés,

Désormais l’espérance habillerait nos jours.

 

 

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /Fév /2007 13:23

Tous deux fils d’Abraham, l’un Sara l’engendra

L’autre naquit d’Agar, la servante du père.

Ils étaient donc frères que la vie sépara,

Vers des destins humains ne se ressemblant guère.

 

Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom

 

Tous les deux sont sémites, de culture commune.

Ancêtre des Hébreux, Isaac est l’aîné.

Ismaël, des Arabes, en devient la lignée.

La Paix entre les deux est-elle inopportune ?

 

Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom

 

Tous, ils parlaient d’entente et de bons sentiments,

Mais si l’un parlait « paix » , l’autre répondait « guerre ».

De la même région, ils défendaient leurs terres,

Les uns contre les autres et réciproquement.

 

Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom

 

N’était-il pas possible d’échapper au trépas

De milliers d’innocents et de vaillants soldats,

Sacrifiés sur l’autel de la pensée extrême

Chacun voulant un bout de la Jérusalem.

 

Quand l’un disait Salem, l’autre disait Shalom

 

Une terre commune aux valeurs fraternelles,

Pour un pays fécond dans une paix nouvelle.

Utopie désuète ou bon sens commun ?

Il faudra bien aller vers un autre demain.

 

Quand l’un disait Salem, l’autre disait  Shalom

 

Quand l’un dira je t’aime, moi non plus dira l’autre.

Salem, Shalom, la Paix, messieurs les bons apôtres.

Qu’un vol de colombes envahisse vos nuits

Et fasse de vos rêves, un salut pour autrui.

 

Salem, Shalom, la Paix.

 

 

Jean-Charles Theillac

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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