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POEMES

Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 11:45


"Les Sourires de Dante" place Michel Audiard à Paris 14ème

 ‘’Les Sourires de Dante’’ c’est un petit bistrot

Place Michel Audiard,  dans le Petit-Montrouge.

On y sert des verres, des bouteilles et des pots

Des blancs tous naturels des rosés et des rouges

 

Breuvages de terroirs de France et d’Italie

Qui vous ravissent l’âme, le palais et les sens

Sans compter ses fromages et son café Illy.

C’est un lieu convivial où fleure bon l’excellence.

 

Le maître de ces lieux, c’est notre ami Francis.

Il y répand les goûts les saveurs et l’ambiance

Qui auraient plu à Dante et même à Béatrice,

Accueillante et discrète, dans ce quartier de France,

 

On vous sert L’Antidote ou le Fruit du Hasard

Ou le P’tit Scarabée, Le pot de L’Effrontée.

Tous ces vins de plaisir à l’épreuve des Arts

Et des Lettres intimes à des ceps ventés.

 

Naturels et fruités, ils n’ont connu que l’air

Et la terre rocailleuse de belles vigneronnes

Déterminées, têtues qui demain plus qu’hier

Vinifieront raisins et grappes sauvageonnes.

 

Jean-Charles Theillac
21 juin 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 10:08


La feuille est un petit journal impertinent et insolent qui porte sur la vie de la cité un regard particulier depuis presque vingt ans. Aura-t-on le bonheur de vivre son anniversaire dans la sérénité ?

 

Doit-on laisser « La Feuille » se faner en avril ?
Ce n’est pas la saison : ce temps d’effloraison

Où la sève répand son essence fertile

A travers les nervures jusqu’à la fanaison.

 

Cette Feuille rebelle, satirique, moqueuse

Est un petit journal qui paraît chaque mois.

On y chante potins et pensées persifleuses,

La vie de la cité du côté de chez moi.

 

La crise aurait frappé ce végétal moqueur ?

Que nenni bonnes gens ! Peu à peu ses lecteurs

Désertent la chapelle pour marquer leur humeur

Et aller voir ailleurs si la « soupe » est meilleure.

 

       Toutes ses vieilles branches à son chevet, mandées,

Ont fait un grand fagot pour éviter l’écueil

D’avoir à se couper et à se saborder :

Il faut greffer des pousses et sauver cette Feuille !

 

De derrière ce fagot, je ne sais ce qu’il fût

Décidé :  de planter ou de tailler la haie ?

Pourvu que l’on n’ait pas préféré la laitue

Au glorieux chêne à glands de Monsieur Beaumarchais*.

 

* Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. 

8 avril 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 22:49

Je voudrais tant te dire que du fond de la mer
Remonte des chimères à me faire frémir.
Je voudrais tant te dire que du fond de la terre
Est un puissant tonnerre témoin de mon désir.

Je voudrais tout te dire. Qu’en tes yeux, le soleil
Eclaire de vermeil les raisins du plaisir.
Je voudrais tout te dire. Qu’en tes bras, je m’éveille,
Je te vois, je te sens et mon être chavire.

Je voudrais ressentir l’instant d’éternité
Où j’ai pu te saisir,  où tu m’as embrassé.
Enlacé dans tes bras, je me suis étourdi
De plaisir et de joie tel un amant ravi.

Je voudrais ressentir cette félicité.
Tu as su te blottir et je t’ai embrassée
Près du petit sapin, tu as senti ma peine.
Je n’étais pas Rodrigue mais tu étais Chimène.

Le pardon t’appartient, je l’attends et l’espère.
Réel est son mystère et mon chagrin certain.
Je t’aime, ma chérie. Je reviens de l’enfer,
Le paradis sur terre près de toi n’est pas vain.

Ne ferme pas ta porte, à la vie, à l’amour,
À
mon cœur qui n’attend qu’un signe pour toujours.
Nous parlerons ensemble et tu me comprendras,
Mon âme qui va l’amble a le désir de toi.


Jean-Charles Theillac

6 avril 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 17:34

J-S Bach par M.Glen Gould


Exagérer n’est pas mentir.

Espérer n’est pas attendre.

Aimer n’est pas bénir.

Ecouter n’est pas entendre.

 

Des mots pour tous les maux et des croix pour après

Ou des croissants de lune pour sublimer nos nuits.

D’émeraude et d’émaux, cette boîte à secrets

Cachait comme il se doit, tous nos petits ennuis.

 

Regarder n’est pas voir

Jurer n’est pas tenir

Aimer n’est pas vouloir

Rendre n’est pas vomir.

 

Il y avait pourtant dans ce monde cruel

Quelques petits délires : de bas débats immondes

Et de très hautes tailles, pour les petits duels.

Infortune fidèle à l’aubaine du monde.

 

Détester n’est pas maudire

Circuler n’est pas mourir

Ressasser n’est pas citer

Appeler n’est pas chasser.

 

Une punaise rouge, quelques petits trombones,

Un élastique mou, un caillou en agate,

Côtoyaient un carnet de feuilles à colonnes

Et des notes en tous sens rédigées à la hâte.

 

Ecrire n’est pas dire

Jaser n’est pas parler

Blâmer n’est pas punir

Et ruer n’est pas nier.

 

Rebut de la mémoire des hommes et des pensées,
Cassette d’un trésor que le temps passé fige,

Petite boîte en bois qui recèle vertiges

Et peut être vestiges de lambeaux insensés.

 

Jean-Charles Theillac

7 mars 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 10:44

Ô toi ma bien-aimée, mère de mes enfants,

Que n’a-t-on labouré les friches de nos vies !

Que mon cœur en jachère apaise mon tourment

Pour qu’une fleur exhale ce brin de poésie.

 

Tu as tant repoussé mes élans, mes étreintes.

Sur ton corps étendu, j’ai tenté des caresses,

Maladroites, hésitantes. Elles se voulaient empreintes

De tendres attentions et de délicatesses.   

 

Je t’ai toujours donné mon amour en offrande.

J’espérais que ton corps se libère et s’expose

Pour en goûter le fruit, au doux parfum d’amande,

Cet intime de toi comme une fleur éclose.

 

Mais le temps a passé et mon attente est vaine.

Je ne l’ai pas cherchée, je ne voulais pas d’elle.

Elle a su me séduire, élégante et mondaine.

Malgré ma réticence, elle m’a pris sous son aile.

 

Cette femme allongée, dans ce lit, près de moi

Ne prendra pas ta place. Jamais elle ne sera

Ce que je veux pour nous, ce que je veux de toi.

Tu es celle dont je rêve, quand je suis dans ses bras.

 

Ecartelée, offerte, impudique maîtresse,

Je dors dedans son corps, elle s’abreuve du mien,

Puis ses mains me caressent avec tant de tendresse.

Moments délicieux où le temps n’est plus rien.

 

Je te voudrais heureuse, en ces instants, comme elle,

Suspendue dans le temps, l’espace, par le plaisir,

Assouvie et sereine. Mon audace est cruelle :

Ne la rejette pas. Sauras-tu l’accueillir ?

 

Je ne sais si tu veux et pourtant, il me semble

Qu’est venu le moment de songer à nous deux,

À ce que pourrait êtr' notre amour qui va l’amble,

Pour le régénérer dans un galop heureux.

 

S’il n’y avait amour, entre nous, mon amour,

Je n’aurais pas osé. C’est à toi, maintenant.

Je te laisse le temps. Je veux rester toujours

Séduisant, amoureux, ton éternel amant.

28 janvier 2009

 

 

 

 

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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