Catherine Maisse

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Dans ma rue

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Jeudi 25 juin 2009

Si vous passez en Avignon en juillet, ne manquez pas ce spectacle

Une comédienne bouleversante

 

Monodrame poignant « Moi, Anna Politkovskaïa » s’inscrit dans cette lignée engagée des textes théâtraux que le jeune auteur dramatique Jean-Jacques Greneau signe depuis 1990. Après un triptyque dédié à la condition des femmes dans le monde (« Alger, ma blanche », « Plaza de Mayo, un jeudi après-midi » et « Afghanes, Afghanistan »), il souhaite rendre un hommage ardent à Anna Politkovskaïa, militante de la vérité, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.

 

« Depuis le mois de juillet 2008 sur les scènes avignonnaises et dernièrement au Théâtre de l’Épée-de-Bois, Katy Grandi – comédienne associée avec Jean-Jacques Greneau au sein de la compagnie lyonnaise Le Minotaure – incarne la voix d’Anna Politkovskaïa, la vingt et unième journaliste assassinée en Russie depuis l’élection de Vladimir Poutine en 2000.

 

Dans une mise en scène très sobre, statique, et d’une simplicité mordante, s’affirme une présence. Celle d’une comédienne bouleversante et bouleversée à son tour par le courage et le destin de la femme à qui elle rend hommage. Un hommage très beau et juste, qui, loin d’être pathétique, pose et repose des questions fondamentales sur la liberté de l’homme.

 

Dans ce récit de vie-témoignage, le lieu joue un rôle primordial. Dans une salle qui ressemble plus à un décor d’un intérieur qu’à un théâtre, on se croirait dans le salon d’Anna Politkovskaïa. Nous sommes tout près, nous partageons la même pièce, les mêmes peurs et les mêmes joies. Nous acceptons volontiers notre humble rôle de témoin, nous sommes là pour écouter le récit d’Anna, pour la connaître mieux, pour comprendre ses raisons d’agir, son engagement au sein de la rédaction de la Novaïa Gazeta, sa volonté d’écrire sans maquiller la vérité, son droit de tout dire, de critiquer le régime, de « ne pas aimer Poutine »… 

… « Au nom d’un hommage poignant, la parole de la comédienne porte le témoignage d’une héroïne de notre temps, qui a dû payer un prix ultime afin d’assumer son droit et la nécessité de la liberté. Celle de tout dire. Celle de ne jamais se taire. « Prolonger sa voix dans nos consciences et jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie, outrepasser son devoir » : la volonté de Jean-Jacques Greneau a été parfaitement exaucée par Katy Grandi. »

 

Maja Saraczyńska

Les Trois Coups

www.lestroiscoups.com

Moi, Anna Politkovskaïa

Auteur : Jean-Jacques Greneau
au Festival d’Avignon du 8 au 31 juillet
lieu : Temple Saint Martial - 2, rue Henri Fabre - Avignon
Horaire : 13H30 -
Compagnie Le Minotaure - mise en scène Katy Grandi
Interprète Katy Grandi

Réservations : 06 16 89 52 06

Anna Politkovskaïa, grand reporter pour "Novaïa Gazetta", écrit,témoigne, dénonce un régime autoritaire qui ne tient compte d’aucune valeur démocratique. Elle n’a que son stylo pour percer le silence, pour dire à l’Europe, au reste du monde, ce qui perdure en Russie : le non-droit, la force brutale de l’armée, les privilèges d’une nomenklatura post-soviétique. Elle n’a aucune mission sacrée, elle ne fait pas de mendicité. Elle plaide pour les victimes, se fait éclaireur pour d’autres journalistes. Serviteur de la presse, elle tend un miroir aux hommes de ce temps, leur dit ce qu’ils font et non pas ce qu’ils devraient faire. Elle nous fait entendre le silence des opprimés et le mutisme des dirigeants. Elle a été assassinée en octobre 2006.

Que faire, sinon prolonger sa voix dans nos consciences et jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie, outrepasser son devoir. »

 

Katy GRANDI


Comité Tchétchénie, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
www.comite-tchetchenie.org

 

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : Témoignage
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Lundi 22 juin 2009


"Les Sourires de Dante" place Michel Audiard à Paris 14ème

Les Sourires de Dante

 ‘’Les Sourires de Dante’’ c’est un petit bistrot

Place Michel Audiard,  dans le Petit-Montrouge.

On y sert des verres, des bouteilles et des pots

Des blancs tous naturels des rosés et des rouges

 

Breuvages de terroirs de France et d’Italie

Qui vous ravissent l’âme, le palais et les sens

Sans compter ses fromages et son café Illy.

C’est un lieu convivial où fleure bon l’excellence.

 

Le maître de ces lieux, c’est notre ami Francis.

Il y plane les goûts les saveurs et l’ambiance

Qui auraient plu à Dante et même à Béatrice,

Accueillante et discrète, dans ce quartier de France,

 

On vous sert L’Antidote ou le Fruit du Hasard

Ou le P’tit Scarabée, Le pot de L’Effrontée.

Tous ces vins de plaisir à l’épreuve des Arts

Et des Lettres intimes à des ceps ventés.

 

Naturels et fruités, ils n’ont connu que l’air

Et la terre rocailleuse de belles vigneronnes

Déterminées, têtues qui demain plus qu’hier

Vinifieront raisins et grappes sauvageonnes.

 

Jean-Charles Theillac
21 juin 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : POEMES
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Vendredi 8 mai 2009
Zapping sur le bilan ...et ALEVEQUE en prime


Putain, deux ans c’est long ! Encore trois pour le compte.

Ce n’est donc pas fini ? Pourtant il avait dit

Que ‘’c’était la victoire de la France, chers amis ‘’.

Pardon ‘’cher ami’’, je n’en suis pas, j’ai honte.

 

Bien sûr, y’a eu la crise. Il faut bien faire avec.

Cher Monsieur Président, pourquoi éprouvez-vous

Le besoin cardinal, comm' disait ALEVEQUE,

D’en  rajouter toujours, sans arrêt et partout ?

 

De vos prédécesseurs, vous êtes la synthèse.

Pas de celle qui vous placerait au milieu

Encore moins au-dessus, de la Nation française,

Mais le PPCD(*), ni illustre, ni glorieux.

 

Comment des gens brillants, enfin, …passant pour tel,

Peuv’nt-ils constituer une cour aussi ‘’toc’’

Et devenir ainsi, fourbes et superficiels,

S’exprimant en  play-back comme des ventriloques ?

 

Vous en êtes l’auteur, le Mickey, le loustic.

Vous leur dictez les mots, les idées, l’évidence,

Les clins d’œil anodins, les foucades et les tics,

Sans vous préoccuper de vos propres carences.

 

On vous doit le respect d’avoir été élu

Dans la pure tradition de notre République.

Mais au nom de cela, nous sommes résolus

À briguer pour la France un patron authentique.

 

Prenez de la hauteur : faites confiance aux hommes

Que vous avez nommés. Montrez-nous le chemin,

Indiquez-leur la voie. Laissez ce décorum

Et cessez vos promesses, habillez-vous d’humain !

 

Imaginez De Gaulle, Pompidou ou Tonton

Tapant sur les épaules de leurs concitoyens !

Vos moult privautés ne sont qu’agitations

Destinées à briller parmi les ‘’bons à rien’’.

 

De votre mise en scène, le ‘’vrai’’ peuple en a marre.

Du caïd de banlieue ‘’bling’balante’’ et hautaine.

A choisir il préfère, d’authentiques loubards,

Car avec eux au moins, il y’a la quarantaine.

 

Homme d’Etat, vous n’êtes pas. Des tas d’hommes le sont.

Mais ils se font discrets et n’ont pas le forum

Et la cour partisane à leur disposition.

Des richesses terrestres, ils ne sont pas les gnomes.

 

Vous êtes l’opportun de tout opportunisme.

Vous prenez les postures de vos chères impostures.

Vos interrogations et vos trop nombreux truismes

Ne trompent plus personne sur votre mandature.

 

Jean-Charles Theillac

 

(*) Plus petit commun dénominateur

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : Poésie Politique
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Mardi 5 mai 2009
L'auteur de cette oeuvre est
Jean-Claude PAULHIAC
Maître ferronnier d'art au Bleymard en Lozère.
Il est un véritable artiste créateur d'oeuvres sculptées sur marbre, pierres et métaux.

(Voir en bas de page)

Union du créé et du créateur

Rêve de matière

Intuition d'une création.

Comme si l'obscurité cherchait sans cesse la lumière.

Parcelle de vie de lumière, lovée au centre de la terre, Savais-tu qu'une main oserait un jour t'approcher?

Façonnerait ton corps de métal, d'eau, de sève, d'écorce de feu et d'air En fusion cellulaire, en totale incorporation.

 

Savais-tu que cette unicité originelle

Pouvait être déchirure dans le mouvement du temps?

Connaissais-tu l'inéluctable séparation de nos racines premières?

Puis la naissance de l'être

L'émerveillement de sa sublimation

Dans l'un, le Tout? Le Rêve réalisé, l'éveil,

 

Véritable révolution intérieure

Qui transcende la souffrance de la coupure initiale. La dépasse et nous dépose au seuil d'un amour intemporel.

Est-il de ce monde?

Et nous, pauvres humains, qu'en avons-nous faits ?

 

Si le meilleur nous est donné,

Qu'il traverse nos vies,

Dans l'obscurité

Qu'il nous bouleverse,

Juste pour un peu plus de clarté

Dans nos cœurs usés ou exaltés.

 

Dominique Paulhiac

Par Dominique Paulhiac - Publié dans : Témoignage
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Mercredi 29 avril 2009


Nos hommes politiques ont changé de nature.

Ils sont là par défaut, il faudra nous y faire !

Ils prononcent des mots de « petite facture »,

Les vrais mots des vrais gens, ce n’est pas leur affaire.  

 

À voir certains d’entre eux s’attarder, se farder,

Prendre la pose et s’imposer devant médias,

Caméras et micros, faisant mine fondée

À pouvoir expliquer le « mystère des Mayas ».

 

À prendre la posture, ils se caricaturent.

L’antienne quotidienne qu’ils assènent à l’envi

Evoque parfois une équivoque imposture :

D’avaler leur discours auquel ils nous convient.

 

T’as beau te répéter : « Imposture, imposture !

Est-c’ qu’il a une gueule d’imposture ? » A-t-on le droit

De qualifier tout net un élu d’imposture ?

Puisqu’il en est ainsi, je l’appelle  « impostat » !

 

Mais alors ! « Impostat » vaut mieux que deux postaux ?

J’en connais déjà un. Mais qui peut être l’autre ?

À ce petit jeu-là, il me faudra bientôt

Présenter des excuses à tous ces bons apôtres.

 

La posture c’est le port, l’attitude du corps.

L’impostur’ c’est vouloir êtr’ ce que l’on n’est pas.

Mais quand on est petit comme un alligator,

Paraître un crocodile, c’est pas un peu fada ?

 

Vouloir être plus grand que ce que l’on paraît,

N’est-ce pas l’imposture érigée en Principe !

Autant dire du toc traité comme du vrai

Et les canards sauvages… pour Fanfan la Tulipe.


Jean-Charles Theillac

29 avril 2009

Par Jean-Charles THEILLAC - Publié dans : Poésie Politique
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