Dans ma rue
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Les plus belles chansons de Catherine Maisse ont été rééditées en CD
France 3 info 19-20 du 25 mai 2012
Le reportage "audio" de ce journal où France 3 apporte une nouvelle pièce au dossier. Le médiator était bien un anorexigène donc un poison.
Lucy Vincent : la "Morano" de Servier...
ou la voix de son maître...
...et menteuse, en plus!
Quand je lis et entends Irène Frachon, je pense à toi.
Quand le souffle me manque, je pense à toi.
Quand les médecins estiment une dyspnée d'effort de grade II à III, je pense à toi
Quand j'apprends que mon espérance de vie sera moindre, je pense à toi.
Quand mon cœur fibrille, je pense à toi.
Quand je me rase, je pense à toi.
Quand je saisis chaque matin et soir ma "valise" de médicaments, je pense à toi.
Quand je vais au labo, trop souvent, je pense à toi.
Quand les veines de mes bras sont indurées, je pense à toi.
Quand j'entre dans une pharmacie, je pense à toi.
Quand j'ai des difficultés à tenir mon INR, je pense à toi.
Quand le soir venu, dans le silence, mes valves claquent, je pense à toi.
Quand par accident en mangeant des chips à l'apéro d'un soir, je blesse ma langue. Le sang coule, coule, jusqu'au lendemain après-midi, et qu'il me faut l'intervention dans un service d'urgence, d'un ORL pour faire un point suture sur la langue, je pense à toi.
Quand il m'arrive de me blesser la joue, (appareil dentaire agressif) le sang coule toute la nuit et mon oreiller s'en souvient, je pense à toi.
Quand je vais pisser toutes les heures, jour et nuit, à cause de la dose de diurétique journalière pour pallier les risques d'œdème, je pense à toi.
Quand je dois surveiller ma tension pour quelle ne s'emballe pas, je pense à toi.
Quand je ne peux plus consommer d'aliments riche en vitamine K, je pense à toi.
Quand je prends conscience que ces traitements et ses effets secondaires me sont imposés jusqu'à la fin...de ma vie, je pense à toi.
Quand la sexualité n'est plus qu'un souvenir, je pense à toi.
Quand la fatigue me tombe dessus, atteignant vite l'épuisement (syndrome du sac de sable), je pense à toi.
Quand ma survie ne dépend que d'une petite pile électrique, et que j'en prends conscience, je pense à toi.
Quand je songe à ce qu'aurait pu être ma vie sans le médiator; je pense à toi.
Quand je pense aux conséquences financières, aux coûts supportés par la Solidarité nationale, aux gains que tu as engrangés, je pense à toi.
Quand j'observe l'attitude sans vergogne montrée au Tribunal de Nanterre par ton entourage et tes avocats, je pense à toi.
Quand l'anxiété me gagne en songeant à l'espérance de vie à quinze ans qui est diminuée de moitié, et que ton seul souci aujourd'hui est de gagner du temps, je pense à toi.
Quand je songe à la haine qui me dévore, je pense à toi.
Quand je vois la morgue que déploie ton entourage, je pense à toi.
Quand je regrette de ne pas être resté auprès des miens dans ce Pays Basque que j'aime à cause de ton putain de médiator, je pense à toi, ESCROC.
Ose un peu me poursuivre pour t'avoir qualifié "d'escroc", je suis en légitime défense.
La véritable "légitime défense" serait de venir à l'audience te donner une gifle symbolisant réparation de tout le mal que tu as fait à des fins de mercantilisme éhonté et surtout de mettre ma main sur la gueule de ta porte-parole qui ne sait pas mesurer le poids de ses paroles mais qui je pense apprécierait le poids de mes cinq doigts.
A force de penser à toi, j'ai de la compassion. Ton chemin arrive à terme et l'épreuve que tu traverses, n'a d'égal qu'une partie des souffrances cumulées par les uns et les autres, par ceux qui ne sont plus... et ça fait du monde.
Toutes les sommes d'argent ne viendront pas réparer les effets de ce POISON, quoique, on peut en parler... à bientôt.
-Vade retro apotheca veneficus -
Paris le, 25 mai 2012
Ces témoignages ont été recueillis par Sophie Parmentier
TROMPERIE AGGRAVEE
Aujourd'hui, 14 mai, le premier procès du Mediator s’ouvre au Tribunal de grande instance de Nanterre. Les laboratoires Servier, leur filiale Biopharma et leur président-fondateur Jacques Servier, ainsi que plusieurs dirigeants de la firme, sont poursuivis pour « tromperie aggravée » au préjudice de dizaines de patientes et de patients – il s’agit en très grande majorité de femmes – qui ont consommé du Mediator.
Voir les articles précedents :
Médiator ou ''le coeur en zizanie''
Message personnel à M. Jacques Servier
-Dis-moi, pourquoi veux-tu toujours une réponse
À toutes ces questions, qui te viennent en quinconce ?
Une fois c’est la vie ou la couleur des choses.
L’autre fois c’est l’ennui ou la beauté des roses.
Pourquoi moi ? Pourquoi toi ? Et pourquoi tous les deux
Sommes-nous là, sur un banc, à guetter le Bon Dieu ?...
Le Bon Dieu ou le diable, peu importe lequel
Des deux arrivera, malgré tes insistances,
À répondre à tes vœux, d’ancienne jouvencelle,
De savoir avec qui j’aurais eu appétence.
Ni le Dieu, ni le diable, ne seront retenus,
La limite est passée et l’affaire entendue.
-Tu ne veux pas répondre, comme à ton habitude.
L'esquive en guise d'arme et de tes larmes folles
Tu ne tireras rien de telles paraboles.
Tes appétits passées... c'est un sujet d'études ...
C'est demain qu'il convient à présent d'avancer.
Combien ton imagination a de sens et d'effet ?
-Quoique... te répondrais-je ! Mon imagination,
Est sans fin et brillante, il n'est pas interdit
Qu'ell' se veuille pimpant', voire en lévitation !
Mais Cupidon possèd' des ressources, pardi !
Les anges n'en ont pas..., de sexe évidemment.
Ils inspirent et stimulent..., ils aiment les amants.
-Cessons-là nos querelles et donne-moi ta main.
Ta peau est douce et tendre et en fermant les yeux,
J'imagine aisément Cupidon dans ses jeux,
Escortant notre envol dans des mondes lointains.
Volupté souveraine, divine et absolue
De deux âmes en fredaine, avides et goulues.
-Tais-toi un peu, poète de mes ... Adieu
Troubadour de balcon, je me suis retirée.
-Ouvre tes yeux, idiot ! Sur ce banc, furieux,
Je "ravale" mes rêves et mes plaisirs. Viré !...
Je ne suis pas têtu, ... Quelque peu entêté.
Dis-moi ... heu...à bientôt ! Peut-être cet été ?
Jean-Charles Theillac
Soudain j'entends des bruits, craquetant, peu cordiaux.
De l'endroit où je dors, il me vient un soupçon.
Tu l'as rêvé, me dis-je, je baisse la radio.
D'une oreille attentive je scrute tous les sons.
Ils viennent de partout et se font plus précis.
L'angoissante fumée monte en panaches crasses,
De sinistres volutes, des odeurs de roussi,
Le diable s'insinue et envahit l'espace.
Réveiller les voisins, alerter les pompiers,
L'urgence est salutaire et dans la nuit des voix
Me rassurent et m'entraînent à sortir du guêpier,
Mais de là où je suis, il me faut du sang-froid.
Attendre calmement, qu' hissée la grande échelle,
Vienne me délivrer de cet enfermement,
Enfumé, étouffant, un sapeur solennel,
Me guidant sur la rampe précautionneusement.
Hommage à toi brave homme et à tous tes confrères.
Du feu, vous en êtes soldats. De ruelles en cours,
Vous êtes les héros de nos temps délétères.
Au péril de vos vies, vous osez les secours.
Jean-Charles Theillac
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