Si vous passez en Avignon en juillet,
ne manquez pas ce spectacle
Une comédienne bouleversante
Monodrame poignant « Moi, Anna Politkovskaïa » s’inscrit dans cette lignée engagée des textes théâtraux que le jeune auteur dramatique Jean-Jacques Greneau signe depuis 1990. Après un triptyque dédié à la condition des femmes dans le monde (« Alger, ma blanche », « Plaza de Mayo, un jeudi après-midi » et « Afghanes, Afghanistan »), il souhaite rendre un hommage ardent à Anna Politkovskaïa, militante de la vérité, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.
« Depuis le mois de juillet 2008 sur les scènes avignonnaises et dernièrement au Théâtre de l’Épée-de-Bois, Katy Grandi – comédienne associée avec Jean-Jacques Greneau au sein de la compagnie lyonnaise Le Minotaure – incarne la voix d’Anna Politkovskaïa, la vingt et unième journaliste assassinée en Russie depuis l’élection de Vladimir Poutine en 2000.
Dans une mise en scène très sobre, statique, et d’une simplicité mordante, s’affirme une présence. Celle d’une comédienne bouleversante et bouleversée à son tour par le courage et le destin de la femme à qui elle rend hommage. Un hommage très beau et juste, qui, loin d’être pathétique, pose et repose des questions fondamentales sur la liberté de l’homme.
Dans ce récit de vie-témoignage, le lieu joue un rôle primordial. Dans une salle qui ressemble plus à un décor d’un intérieur qu’à un théâtre, on se croirait dans le salon d’Anna Politkovskaïa. Nous sommes tout près, nous partageons la même pièce, les mêmes peurs et les mêmes joies. Nous acceptons volontiers notre humble rôle de témoin, nous sommes là pour écouter le récit d’Anna, pour la connaître mieux, pour comprendre ses raisons d’agir, son engagement au sein de la rédaction de la Novaïa Gazeta, sa volonté d’écrire sans maquiller la vérité, son droit de tout dire, de critiquer le régime, de « ne pas aimer Poutine »…
… « Au nom d’un hommage poignant, la parole de la comédienne porte le témoignage d’une héroïne de notre temps, qui a dû payer un prix ultime afin d’assumer son droit et la nécessité de la liberté. Celle de tout dire. Celle de ne jamais se taire. « Prolonger sa voix dans nos consciences et jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie, outrepasser son devoir » : la volonté de Jean-Jacques Greneau a été parfaitement exaucée par Katy Grandi. »
Maja Saraczyńska
Les Trois Coups
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Moi, Anna Politkovskaïa
Auteur : Jean-Jacques
Greneau Réservations : 06 16 89 52 06 Anna Politkovskaïa, grand reporter pour "Novaïa Gazetta", écrit,témoigne, dénonce un régime autoritaire qui ne tient compte d’aucune valeur démocratique. Elle n’a que son stylo pour percer le silence, pour dire à l’Europe, au reste du monde, ce qui perdure en Russie : le non-droit, la force brutale de l’armée, les privilèges d’une nomenklatura post-soviétique. Elle n’a aucune mission sacrée, elle ne fait pas de mendicité. Elle plaide pour les victimes, se fait éclaireur pour d’autres journalistes. Serviteur de la presse, elle tend un miroir aux hommes de ce temps, leur dit ce qu’ils font et non pas ce qu’ils devraient faire. Elle nous fait entendre le silence des opprimés et le mutisme des dirigeants. Elle a été assassinée en octobre 2006.
Que faire, sinon prolonger sa
voix dans nos consciences et jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie, outrepasser son devoir. »
Katy GRANDI |
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Comité
Tchétchénie, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris |
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